Développé en 2013 par Alex Cobham et Andy Sumner et basé sur les propositions de José Gabriel Palma, l’indice de Palma, aussi connu sous le nom de « ratio de Palma », est une mesure des inégalités de revenu qui met l’accent sur la concentration des revenus.

Les travaux de Palma suggèrent que la classe moyenne, défini alors comme représentant 50 % de la population des déciles de revenus 5 à 9 inclusivement s’approprie généralement 50 % du revenu cumulé d’un pays (Notez que cette définition se distingue de la définition usuelle l’identifiant comme les revenus se trouvant entre 75 % et 150 % du revenu médian).

Cela signifie que les autres déciles se partagent le 50 % du revenu cumulé restant. L’indice de Palma se concentre sur ces déciles. Ainsi, l’indice mesure la part des revenus détenue par le dixième décile, soit les revenus détenus par le 10 % des individus les plus nantis, sur la part des revenus détenus par l’ensemble des individus faisant partie des déciles 1 à 4 inclusivement, soit la part des revenus détenue par le 40 % des plus pauvres.

Un indice de Palma équivalent à 1 signifie que le 10 % les plus aisés d’un pays ont un revenu cumulé équivalent à l’ensemble des revenus des 40 % les plus pauvres. Si l’indice de Palma augmente, cela signifie que les inégalités dans une société sont à la hausse, car les plus aisés voient leur part de revenu augmenter au détriment des moins nantis. Le calcul peut être effectuée en fonction du revenu de marché et du revenu disponible.

Sources