Bulletin de veille du 5 octobre 2021

Québec/Canada

L’auteur constate que de nombreux électeurs progressistes préfèrent augmenter la progressivité de l’impôt en taxant les riches et en réduisant les impôts des moyens et des pauvres, tout en refusant d’augmenter leur propre charge fiscale. Le refus de payer d’une grande partie de leurs électeurs met les partis de centre-gauche dans une situation difficile: ils doivent augmenter les impôts s’ils veulent accroître les dépenses, sinon ils doivent procéder à des coupes dans certains secteurs pour financer des dépenses supplémentaires dans d’autres.

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Si les recherches sur l’opinion publique ont permis d’identifier les moteurs des préférences en matière de progressivité de l’impôt, de dépenses publiques et de soutien à la redistribution, l’étude de la volonté de payer des impôts reste peu développée. Cet article utilise l’enquête transnationale 2016 de l’ISSP sur le rôle du gouvernement et les risques qui comptent (OCDE 2018) pour identifier les groupes d’électeurs les plus susceptibles d’être disposés à payer des impôts plus élevés. Elle montre que l’idéologie et le revenu interagissent pour prédire la volonté de payer. Parmi les répondants de gauche, le statut socio-économique, mesuré par le revenu et l’éducation, a un effet positif sur la volonté de payer des impôts supplémentaires. Ainsi, les principaux électeurs des partis de gauche, composés de professionnels socioculturels et de travailleurs de la production et des services, ont des préférences différentes en matière de politique fiscale. Les professionnels socioculturels ont un statut socio-économique plus élevé et sont significativement plus disposés à payer des impôts que les travailleurs de la production et des services, qui ont un statut socio-économique plus faible.

Les paramètres de l’Allocation canadienne pour les travailleurs découlant de l’importante bonification fédérale, annoncée dans le budget 2021, ne sont pas encore connus. À l’aide de cas-types et de microdonnées, le cahier propose des pistes d’amélioration qui seraient bénéfiques au Québec.

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Le budget 2021 du gouvernement fédéral présenté le 19 avril 2021 a annoncé une bonification de l’Allocation canadienne pour les travailleurs (ACT) pour l’année 2021. L’ACT est un crédit d’impôt remboursable qui vise à rendre le travail financièrement plus avantageux ou attrayant pour les particuliers à faible revenu.

La bonification fédérale du budget est évaluée à environ 1,7 milliard de dollars par année à compter de 2021-2022, une hausse du coût total d’environ 85 %. De la bonification annoncée, la part du Québec devrait se situer autour de 20 % ou environ 350 millions de dollars. Le Québec s’étant déjà prévalu de la possibilité offerte de fixer les paramètres de cette mesure fédérale dans le respect des sommes prévues, les paramètres n’y sont pas encore connus.

Le but du cahier est de déterminer les zones où l’incitation au travail et le soutien financier pourraient être améliorés. Puis, à partir d’analyses de microdonnées, proposer des bonifications aux paramètres québécois de l’ACT améliorant l’efficacité de la mesure selon des objectifs propres au Québec.

Au Québec, l’analyse de l’effet de l’ACT doit se faire en combinaison avec celle de la Prime au travail, une mesure québécoise visant des objectifs similaires. Il faut savoir que les deux mesures se complètent. Ainsi, la structure des paramètres de l’ACT au Québec diffère significativement de celle existant majoritairement ailleurs au Canada et conséquemment, le cahier montre que les modifications fédérales découlant de la bonification ne peuvent être appliquées telles quelles au Québec.

Parmi les pistes d’amélioration, les propositions priorisent d’abord l’aide destinée aux travailleurs actuellement visés par l’ACT et tendent à favoriser une augmentation de leur offre de travail. Une hausse du montant d’ACT pour les couples de deux travailleurs est également proposée. Ces modifications respectent la part du coût supplémentaire de la mesure estimée pour le Québec.

En résumé, les bonifications proposées incluent une hausse des taux de l’ACT et des maximums pour tous les types de ménages. Puis, une baisse des taux de réduction s’ajoute pour les ménages formés d’un seul adulte et pour les couples dont les deux conjoints travaillent. La proposition procure un incitatif financier favorisant l’intégration au marché du travail pour la majorité des travailleurs potentiels ciblés.

Le cahier souligne également un élément essentiel : pour qu’elle soit efficace, toute mesure fiscale visant à modifier un comportement, l’incitation au travail ne fait pas exception, doit être connue. À cet égard, des actions doivent également être entreprises.

Une recension et une mesure des dépenses de protection sociale encourues par l’administration publique québécoise pour chacun des domaines de la protection sociale, qu’il s’agisse de dépenses budgétaires ou de dépenses fiscales.

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L’évolution de l’architecture de la protection sociale au Québec témoigne de l’évolution de son système de gouvernance, caractérisée par des adaptations, ajouts et enchevêtrements successifs. Par conséquent, le portrait de l’intervention publique sur le terrain de la protection sociale s’avère plus ou moins précis.

Au moyen de l’exploitation des données financières contenues dans les différents rapports publics gouvernementaux, le présent cahier de recherche a pour objectif de contribuer à tracer les contours actuels des dépenses en matière de protection sociale du Québec en répondant à la question suivante : quelles sont les dépenses de protection sociale encourues par l’administration publique québécoise et en fonction de quels objectifs ?

Pour y arriver, l’ensemble des dispositifs utilisés par l’administration publique québécoise est identifié, qu’il s’agisse de programmes de transferts de type allocation en espèce, en nature (fourniture de certains services) ou encore de dépenses fiscales.

Un inventaire des dépenses publiques en matière de protection sociale du Québec est donc effectué et ces dernières sont classées selon les objectifs suivants : soutenir/sécuriser le revenu; soutenir/favoriser l’emploi; favoriser la prévoyance; soutenir/favoriser l’éducation; reconnaître la charge de famille; favoriser l’équité et la reconnaissance des droits; poursuivre un objectif social particulier.

On y constate que certains objectifs de protection sociale apparaissent mieux couverts par les dépenses fiscales, alors que d’autres semblent se faire bien davantage par les dépenses budgétaires. À cet égard, l’analyse a permis de constater que les objectifs de protection sociale peuvent faire l’objet d’un seul type de dépenses ou des deux à la fois.

En résumé, le cahier montre que les dépenses en matière de protection sociale effectuées par l’administration publique du Québec sont importantes, plus de 40 milliards de dollars, qu’elles couvrent plusieurs catégories de populations et diverses situations.

L’information financière des gouvernements du Canada s’est améliorée au fil du temps, mais des reculs et des lacunes menacent la reddition de comptes aux Canadiens.

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Financial reporting by Canada’s senior governments has improved over time, but setbacks and deficiencies threaten accountability to Canadians, says a new report from the C.D. Howe Institute.

Authors William B.P. Robson and Miles Wu present the C.D. Howe Institute’s latest annual report on the accessibility, timeliness and reliability of governments’ financial documents. The report’s grading reflects how well, or badly, federal, provincial and territorial budgets, estimates and financial statements let legislators and voters understand their governments’ fiscal plans and hold them to account.

The report focuses on the budgets governments present around the start of the fiscal year, the estimates legislatures vote to approve specific program expenditures, and the audited financial statements governments present in their public accounts after year-end.

Les Canadiens devraient s’inquiéter du niveau de la dette publique niveau de la dette publique, même si les taux d’intérêt sont si bas. La préoccupation fondamentale est que les États-Unis pourraient être sur une voie fiscalement insoutenable. Il est possible que les que les États-Unis mettent de l’ordre dans leurs finances, mais cela n’est pas garanti.

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Should Canadians worry about the level of government debt when interest rates are so low? Dr. Martin Eichenbaum, International Fellow at the C.D. Howe Institute and this year’s Jack Mintz Lecture speaker, believes the brief answer is: yes. However, he continues, the fiscal behavior of our government is not the crux of the problem. The tail risk to Canada emanates from the fiscal behavior of the elephant to our south.

There is a serious possibility that the US is on a fiscally unsustainable path. Canadian policymakers must take this possibility into account as they plan for the future. At a minimum, the government needs to increase substantially the duration of its debt. Unfortunately, quantitative easing has moved Canada in precisely the opposite direction.

Les auteurs proposent des exemples de mesures qu’ils auraient aimé voir débattues au cours de la dernière campagne électorale, notamment en ce qui concerne la disponibilité et la transformation de la main-d’œuvre, l’aide aux entreprises, l’adaptation et la formation de la main-d’œuvre ainsi que l’assurance-emploi.

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La campagne électorale en cours représentait une occasion en or pour les différents partis de proposer une nouvelle façon pour les gouvernements de soutenir notre économie, de concevoir le développement et leurs politiques de main d’œuvre. Malheureusement, malgré quelques bons engagements, aucun parti ne propose réellement une vision économique nouvelle sur les enjeux de main-d’œuvre.

Pour faire le point sur la place réservée aux enjeux de main-d’œuvre dans la présente campagne, l’Institut du Québec a passé en revue les engagements des principaux partis politiques sur cette question. Globalement, cette analyse révèle que ces propositions demeurent encore bien ancrées dans une vision traditionnelle du développement économique basée sur la création d’emploi comme finalité absolue. Bien que certaines promesses tentent de répondre aux nouveaux défis de la main-d’oeuvre, elles demeurent  dans l’ensemble bien trop timides face à l’urgence d’agir et à l’ampleur des enjeux.

Selon les auteurs, une réduction substantielle de la rémunération médicale est incontournable pour faire face au défi du financement en santé et services sociaux. 

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Une promesse phare de la Coalition avenir Québec (CAQ) lors des élections de 2018 était de réduire de 1 G$ par année la rémunération des médecins spécialistes, hypertrophiée par plusieurs années de croissance débridée. Dans les faits, c’est plutôt une réduction de 1,6 G$ sur quatre ans qui a été négociée entre le gouvernement et la Fédération des médecins spécialistes, cible qui n’est toutefois pas en voie d’être atteinte, selon le plus récent rapport de la Vérificatrice générale.

L’auteur en arrive à la conclusion qu’aussi redoutables que soient les défis que doit relever le Canada pour améliorer sa productivité et son innovation, il y a des raisons de croire qu’un revirement est possible dans un délai relativement court.

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Canada’s Faltering Business Dynamism and Lagging Innovation is a new study that examines how economic growth and business investment have been faltering in Canada. The study finds that Canada’s economic growth (measured by GDP, adjusted for inflation) over the past decade was the slowest since the 1930s, stalling productivity and hampering the country’s ability to encourage innovation or new business start-ups.

Le document présente le contexte qui explique la faible croissance économique  de l’Ontario, notamment en examinant l’étendue de la faiblesse économique de l’Ontario depuis le début du siècle. Les auteurs accordent une attention particulière à la croissance économique, la création d’emplois, la performance publique et les investissements des entreprises dans la province.

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An Assessment of Recent Economic Performance and Business Investment Growth in Ontario finds that the average rate of economic growth from 2000 to 2019 (excluding 2020 due to the COVID-19 pandemic) was weaker in Ontario than it was in the other large Canadian provinces. In fact, Ontario’s rate of business investment growth over the same period was the third lowest in Canada ahead of just New Brunswick and Nova Scotia.

États-Unis

Le Build Back Better act permettrait, en partie grâce à la fiscalité, de notamment réduire la pauvreté des enfants, réduire les disparités raciales de longue date dans les taux de pauvreté des enfants et aider davantage d’enfants à atteindre leur plein potentiel.
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The Build Back Better legislation approved by various House committees would help drive a more equitable recovery by making investments in children, workers, and health care that will enable more people to reach their full potential and share in the nation’s growth. Achieving these goals requires dismantling our nation’s long-standing racial disparities, deeply rooted in racism and discrimination, that have driven starkly unequal opportunities and outcomes in education, employment, health, and housing and have fueled substantial racial income and wealth gaps. The House legislation takes important steps in advancing racial equity, not only by making key investments in programs that can promote opportunity but also by funding these investments with revenues raised through progressive policies from the wealthy and profitable corporations.

The Build Back Better legislation relies on programs and policies that have a substantial track record and a strong base of evidence in the United States and abroad that demonstrate the significant benefits these investments would deliver. Children of color, who are more likely to experience economic insecurity and lower-quality schooling, would especially benefit from many of these investments.

Le rapport propose une analyse économique globale des effets économiques de la pandémie de COVID-19. 
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The COVID-19 viral pandemic is an unprecedented global phenomenon that is also a highly personal experience with wide-ranging effects.On September 20, 2021, U.S. viral deaths surpassed the 675,446 total from the 1918 Spanish flu, the previous worst U.S. pandemic-related death total on record. The pandemic has disrupted lives across all countries and communities and negatively affected global economic growth in 2020 beyond anything experienced in nearly a century. Estimates indicate the virus reducedglobal economic growth in 2020 to an annualized rate of around -3.2%,with a recovery of 6.0% projected for 2021. Global trade is estimated to have fallen by 5.3% in 2020, but is projected to grow by 8.0% in 2021. According to a consensus of forecasts, the economic downturn in 2020 was not as negative as initially estimated, due in part to the fiscal and monetary policies governments adopted in 2020. In most countries,
economic growth fell sharply in the second quarter of 2020, rebounded quickly in the third quarter, and has been mostly positive since. Although lessening, the total global economic effects continue to mount. In particular, the prolonged nature of the health crisis is affecting the global economy beyond traditional measures with potentially long-lasting and far-reaching repercussions.Economic forecasts reflect continuing risks to a sustained global recovery posed by a resurgence of infectious cases and potential inflationary pressures associated with pent-up consumer demand fueled by an increase in personal savings.On the supply side, shortagesreflect lingering disruptions to labor markets, production and supply chain bottlenecks, disruptions in global energy markets, and shipping and transportation constraints that are adding to inflationary pressures.

As some developed economies start recovering, central banks and national governments are weighing the impact and timing of tapering off monetary and fiscalsupport as a result of concerns over potential inflationary pressures against the prospect of slowing the pace of the recovery.These concerns are compounded by the emergence of new disease variants and rolling pandemic hotspots that challenge national efforts to contain infections and fully restore economic activities. Major advanced economies, comprising60% of global economic activity, are projected to operate below their potential output level through at least 2024, which indicates lower national and individual economic welfare relative to pre-pandemic levels.Compared with the synchronized nature of the global economic slowdown in the first half of 2020, the global economy has shownsigns of a two-track recovery that began in the third quarter of 2020 and has been marked by a nascent recovery in developed economies where rates of vaccinations are high, but a slower pace of growth in developing economies where vaccination rates are low.

As a whole, developed economies havemade strides in vaccinating growing shares of their populations, raising prospects of a sustained economic recovery in late 2021 and into 2022 and, in turn, a recovery in the broader global economy. However, new variants of the COVID-19 virus and a surge in diagnosed cases in large developing economies and resistance to vaccinations among some populations in developed economies raise questions about the speed and strength of an economic recovery over the near term. A resurgence ofinfectious cases in Europe, Latin America, Russia, the United States, Japan, Brazil, India, and across much of Africa renewed calls for lockdowns and curfews and threatenedto weaken or delay a potential sustained economic recovery into late 2021. The economic fallout from the pandemic has had a disparate impact on certain sectors of the economy, particularly the service sector, and certain population groups and could risk continuedlabor dislocations. In some cases, workers are reconsidering their career choices and work patterns, which may imply postpandemic economiesmarked by more varied labor arrangements and altered urban environments.

The human costs in terms of lives lost will permanently affect global economic growth in addition to the cost of elevated levels of poverty,lives upended, careers derailed, and increased social unrest. Some estimates indicate that 95 million people may have entered into extreme poverty in 2020 with 80 million more undernourished compared to pre-pandemic levels. In addition, some estimates indicate that the decline in global trade in 2020 exacted an especially heavy economic toll on tradedependent developing and emerging economies. This report provides an overview of the global economic costs to date and the response by governments and international institutions to address these effects.

Les résultats des auteurs reflètent trois thèmes principaux : en présence de faibles taux d’intérêt, les subventions à l’épargne et à l’investissement sont moins puissantes ; l’impôt sur la fortune est plus important et plus distorsif que l’impôt sur le revenu, pour des taux d’imposition donnés; et les investissements dont les bénéfices sont différés (principalement les taxes sur le carbone) sont plus intéressants.

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Interest rates on government debt have fallen in many countries over the last several decades, with markets indicating that rates may stay low well into the future.  It is by now well understood that sustained low interest rates can change the nature of long-run fiscal policy choices.  In this paper, we examine a related issue: the implications of sustained low interest rates for the structure of tax policy. We show that low interest rates (a) reduce the differences between consumption and income taxes; (b) make wealth taxes less efficient relative to capital income taxes, at given rates of tax; (c) reduce the value of firm-level investment incentives, and (d) substantially raise the valuation of benefits of carbon abatement policies relative to their costs. 

International

Les auteurs utilisent leur nouvel algorithme pour étudier, avec comme base le système français d’imposition, le système d’imposition optimal y compris dans ses formes globales et duales.  
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We study the optimal tax system when taxpayers earn different kinds of income by supplying different inputs. Imperfect substitution between inputs allows for general equilibrium effects. We consider any type of cross-base responses to tax changes such as income-shifting. Formalizing the tax schedule as the sum of many one-dimensional schedules, we express optimal marginal tax rate on any kind of income in terms of sufficient statistics, including new ones for cross-base responses and general equilibrium effects. We also identify the conditions under which making the personal income tax marginally more schedular is socially desirable. The comprehensive and schedular (dual, in particular) income taxes being recurring proposals in the public debate, we derive sufficient conditions under which each form of tax is optimal. We stress how empirically restrictive these conditions are. Using a new algorithm on French tax return data, we characterize the optimal combination of a nonlinear tax schedule on personal income and a linear tax rate on capital income. We find that one should include, without any deduction, all income sources in the personal income base and subsidize the source of income which is more elastic. We find that cross-base responses have little effects on the personal nonlinear income tax schedule but increases by 5.9 to 6.9 percentage points the capital tax rate. General equilibrium effects also increases this tax rate by around 4.5 percentage points.

 Selon les auteurs, les ajustements carbone aux frontières ne résolvent pas à eux seuls le problème du «passager clandestin» dans la tarification du carbone, mais ils pourraient constituer une étape vers un prix plancher international efficace pour le carbone.
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This paper assesses the rationale, design, and impacts of border carbon adjustments (BCAs). Large disparities in carbon pricing between countries raise concerns about competitiveness and emissions leakage. BCAs are potentially the most effective domestic instrument for addressing these challenges—but design details are critical. For example, limiting coverage of the BCA to energy-intensive, trade-exposed industries facilitates administration, and initially benchmarking BCAs on domestic emissions intensities would ease the transition for trading partners with emission-intensive production. It is also important to consider how to apply BCAs across countries with different approaches to emissions mitigation. BCAs alone do not solve the free-rider problem in carbon pricing, but might be a step to an effective international carbon price floor.

Au Brésil, les dépenses fiscales ont ajouté à la complexité, à l’opacité et à la régressivité inhérentes au système fiscal brésilien depuis plusieurs décennie, mais le moment est venu de les rationaliser dans le cadre d’une réforme fiscale globale. La pandémie de COVID-19 constitue une occasion de procéder à une telle réforme. 

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The excessive complexity and burden of the Brazilian tax system, riddled by cumulative indirect taxes and heavy payroll contributions, have led to an accumulation of fiscal incentives aimed at reducing its burden on taxpayers and productive activities. Federal and subnational tax expenditures currently stand at over 5 percent of GDP. Rationalizing them can only be comprehensively feasible in the context of a broader sequenced tax reform, and could reduce resource misallocation and income inequality, as well as provide new revenues.

Les auteurs constatent que le Kurzarbeit, le programme allemand de subvention salariale, a effectivement été très efficace pour réduire le chômage et stabiliser la demande globale.
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Kurzarbeit (KA), Germany’s short-time work program, is widely credited with saving jobs and supporting domestic demand during the COVID-19 recession. We quantify the impact by exploiting state-level variation in exposure to the pandemic shock and KA take-up. We construct a shift-share measure of the labor demand shock and instrument KA take-up using the pre-existing, state-specific share of workers eligible for KA. We find, first, that KA was crucial in mitigating unemployment: absent its expansion the unemployment rate would have increased by an additional 3 pp on average at the trough of the recession. Second, KA also bolstered domestic demand: the contraction in consumption could have been 2 to 3 times larger absent the program. Finally, we provide preliminary evidence on the sensitivity of the medium-run reallocation of resources to the prevalence of jobretention schemes during the Global Financial Crisis.

Au Royaume-Uni, il existe de nombreuses politiques qui imposent implicitement une taxe sur certaines émissions de gaz à effet de serre. Les taux d’imposition globaux sur les émissions varient énormément, notamment en fonction de la source des émissions et du type d’utilisateur final. Les incitations à réduire les émissions sont donc très inégales.

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The UK is legally committed to reducing the net greenhouse gas emissions that arise from UK-based activities to zero by 2050. Achieving that target will require large shifts away from emissions-intensive activity from both consumers and producers.

The most striking feature of policy in this area is the sheer number of taxes, levies and subsidies that have been put in place to try to reduce greenhouse gas emissions. Well-intentioned as these policies may be, the patchwork approach of successive governments has resulted in wildly inconsistent incentives to reduce emissions. Overall tax rates on emissions vary dramatically, including by the source of the emissions and the type of end user. Setting highly uneven incentives is an inefficient way to reduce emissions and is making the transition to net zero more costly than it needs to be.

In this chapter, we set out the progress the UK has made so far in achieving net zero, before turning to look in detail at the incentives created by policy in four key sectors: energy, aviation, transport fuels and waste management. We consider the distributional challenges associated with net zero, asking which households are likely to bear the greatest burden as the UK seeks to decarbonise. We conclude with a discussion of some of the policy options faced by the Chancellor.

Selon les auteurs, pour réaliser l’égalité relationnelle, la stratégie égalitaire ne doit pas se concentrer uniquement sur les transferts de revenus, mais envisager un plus large éventail d’approches, y compris des mesures visant à répartir la distribution de répartition des actifs/de la richesse et le renforcement du pouvoir associatif

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This chapter lays out the reasons we have for objecting to certain differences between what individuals have and in how they relate to one another. Our aim is to show that there is a plurality of reasons to be concerned with such differences and not simply with the absolute amount that each individual has considered independently (Scanlon, 2018). Further, we argue against a limited focus on income inequality. Other forms of inequality can also matter.

Section 2 introduces some of the key concepts in the philosophical discussion of equality. Sections 3–5 then set out arguments for why inequality is objectionable and we should act to reduce it. Section 3 focuses on arguments that reducing inequalities can increase or maximise social welfare. Sections 4 and 5 focus on arguments that inequalities are unfair. Section 4 focuses on arguments that inequality can be unfair by virtue of what causes it, while Section 5 focuses on arguments that it can be unfair by virtue of its consequences. In Section 6, we then consider, and largely reject, some notable arguments against seeking to reduce inequality. Section 7 concludes.

Les auteurs illustrent comment le pouvoir du marché affecte l’efficacité et les propriétés redistributives des taxes pigouviennes sur les «péchés». 

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This paper studies the design of sin taxes when firms exercise market power. We outline an optimal tax framework that highlights how market power impacts the efficiency and redistributive properties of sin taxation, and quantify these effects in an application to sugar-sweetened beverage taxation. We estimate a detailed model of demand and supply for the UK drinks market, which we embed in our tax design framework to solve for optimal sugar-sweetened beverage tax policy. Positive price-cost margins on drinks create allocative distortions, which act to lower the optimal rate compared with a perfectly competitive setting. However, since profits accrue to the rich, this is partially mitigated under social preferences for equity. Overall, ignoring market power when setting the optimal sugar-sweetened beverage tax rate leads to welfare gains that are 40% below those at the optimum. We show that moving from a single tax rate on sugar-sweetened beverages to a multi-rate system can result in further substantial welfare gains, with much of these gains realized by instead taxing sugar content directly.

Dans ce rapport, les auteurs présentent des preuves de la présence de banques dans les paradis fiscaux et fournissent des estimations de revenus pour les pays européens suite à l’introduction d’un taux d’imposition minimum. En utilisant les données de déclaration pays par pays de 2014 à 2020, les auteurs ont ainsi documenté les dernières tendances de la présence des banques dans les paradis fiscaux.

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Ce rapport documente l’activité des banques européennes dans les paradis fiscaux et la façon dont cette activité a évolué depuis 2014.

L’analyse porte sur 36 banques européennes systémiques qui sont tenues de déclarer publiquement des données pays par pays sur leurs activités depuis 2014. Nous étudions le niveau et l’évolution des bénéfices comptabilisés par ces banques dans les paradis fiscaux sur la période 2014-2020. Nous calculons également leur taux d’imposition effectif et leur déficit fiscal – défini comme la différence entre ce que ces banques paient actuellement en impôts et ce qu’elles paieraient si elles étaient soumises à un taux d’imposition effectif minimum dans chaque pays.

En Australie, la non-indexation du barème d’imposition au cours de la prochaine décennie pourrait réduire la dette nette en 2031-32 de 276 G$, soit 8,1 % du PIB.
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Bracket creep is a term that describes a situation where income growth causes individuals to pay higher average income tax rates each year.  It is one result of a tax system which features a number of tax ‘brackets’.  The brackets involve tax rates that increase with income and which do not change over time unless the government introduces new policies.

This ‘explainer’ examines the impact of bracket creep from the perspective of both individuals and government finances.

Les auteurs soulignent la manière dont le «net zéro» peut être placé au centre de la stratégie économique du Royaume-Uni et l’importance de la prochaine décennie pour revenir sur la voie de nos objectifs climatiques, tout en répartissant équitablement les coûts et les avantages de la transition.
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This report is the launch paper for the net zero strand of the Economy 2030 Inquiry, a joint project between the Resolution Foundation and the London School of Economics. It outlines how net zero can be placed at the centre of the UK’s economic strategy and the importance of the next decade in getting back on track to our climate targets, but doing so in a way that shares the costs and benefits of the transition fairly.

Moving from a period of setting ambitious targets to delivering impactful policies will see net zero have a greater impact on people, on places and on firms. Only by careful consideration of the distributional impacts of decarbonisation will this occur in a way that minimises disruption and manifests as many co-benefits, such as cleaner air and warmer homes, as possible.

The debate around net zero is currently polarised between proponents calling for more ambitious targets and opponents pointing selectively to the costs involved in meeting these goals. Instead, focus needs to shift to actually delivering on decarbonisation, being honest about the costs involved, and crucially protecting lower income households from an unfair cost burden while ensuring that benefits are shared.

Selon les auteurs, le Coronavirus Job Retention Scheme (JRS) et son maintien tout au long de la pandémie, a permis d’éviter une hausse catastrophique du chômage au Royaume-Uni.
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The Coronavirus Job Retention Scheme (JRS) ends in just a few short days. Over the past 18 months, it has covered the wages of some 11.6 million people, and has provided for 2.3 billion days of furlough (both full and partial furlough) at a cost to the Government of almost £70 billion (in gross terms). And the JRS has been a great success: along with the other economic support measures, it has ensured that the worst recession for 300 years saw the smallest rise in unemployment of any recession in living memory.

As sectors such as hospitality have opened up since 2021, so the number of employees furloughed has fallen steadily, and it is now older workers, rather than the young, who are most likely to be on furlough. We estimate that there could be as many as 1 million people on the scheme when it ends on 30 September, with up to half of these furloughed in full. The risk of a rise in unemployment and inactivity when the scheme closes is still real, and this will happen exactly when Universal Credit is cut by £20 a week.

The pandemic has also revealed the limitations of the UK’s pre-Covid welfare system, and highlighted that policy makers had under-valued how important it is that the welfare system provides effective income protection. Such protection is needed both to prevent families from suffering hardship when buffeted by shocks, but also to help stabilise the economy as a whole. The need for increased income support for the unemployed and a welfare system that stands ready to help households in the face of future shocks should not be forgotten as the worst of the pandemic moves into the rear-view mirror.

Selon les auteurs, l’inflation et les réductions d’allocations risquent d’éroder les revenus cet hiver et au-delà au Royaume-Uni, principalement pour les ménages à faibles revenus.
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This winter will see a major income squeeze – and it will be focused on low-to-middle income households. High inflation, especially higher energy bills, will strain many families’ finances. But these pressures will be compounded for over 4 million families when £20 a week is cut from Universal Credit in October 2021. Looking forward, April 2022 will also see a rise in employee National Insurance contributions, placing further downward pressure on the income of most working families (in exchange for better funded healthcare).

Increased earnings may offset some of these additional pressures for some families over the coming months, although the forthcoming rise to employer National Insurance contributions could damp down wage rises from 2022. Furthermore, come April 2022 the lowest-paid workers will benefit from a rise in the National Living Wage. Benefits will be uprated at the same point, but it is likely their value will not keep up with rising prices this winter (benefits are pegged to the value of inflation in the preceding September).

We are a long way from the 20 per cent inflation rate experienced in the 1970s, and price rises are expected to fall in the second half of next year, but it’s the combination of higher costs and the cut to Universal Credit that will make the next few months especially tough for low-income families. Overall, this winter will feel nothing like the post-pandemic economic recovery – and improving living standards – the Government (and indeed the country) was hoping for.

Équipe de rédaction

Recherche et sélection des articles :

  • Samuel Carbonneau
  • Florence Lemire Jeune
  • Jean-Nicolas Tremblay
  • Camille Turgeon

Coordination et édition :

  • Tommy Gagné-Dubé
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