La présence d’une externalité signifie qu’un agent économique a un effet sur un tiers lorsqu’il ou elle consomme ou produit un bien. L’externalité peut être positive ou négative. Généralement, cet effet externe sur un tiers n’est pas reflété dans la valeur de marché du bien ou du service produit ou consommé.
À titre d’exemple, une entreprise qui pollue produit des externalités négatives qui peuvent affecter les résidents de la région où se situe l’entreprise, sans pour autant que cet effet sur eux ne soit reflété dans le prix de vente des produits manufacturés par l’entreprise. Un autre exemple d’externalité négative peut être la consommation de cigarettes et ses effets sur le coût des services de santé. Ainsi, dans ces cas, les intervenants qui transigeraient, ne le feraient pas à un prix qui reflète l’ensemble des retombées de cet échange.
Un exemple d’externalité positive peut provenir des activités de la recherche et du développement réalisées par une entreprise. À ce titre, il y aurait une externalité positive lorsque les effets de ces activités sont supérieurs pour l’État dans son ensemble que pour l’entreprise les ayant réalisées.
Les agents économiques tiennent rarement compte des externalités lorsqu’ils prennent la décision de produire ou d’acheter. Afin de corriger cette distorsion, le gouvernement peut intervenir par la fiscalité afin de corriger certaines externalités, positives ou négatives, non prises en compte par le marché économique. C’est la présence de ces externalités qui a conduit au développement de l’écofiscalité et des aides fiscales à la recherche et au développement.
Source
- Notes de cours de Luc Godbout.