Regard CFFP no 2026-18
L’équilibre budgétaire en cinq perspectives : Qu’en pense la population québécoise ?
Luc Godbout, Frédérick Hallé-Rochon et Jean-Herman Guay
Résumé
À l’aube des élections québécoises 2026, alors que les partis politiques préparent leurs engagements et que le Québec demeure en situation déficitaire, la question de l’équilibre budgétaire s’impose comme un enjeu central du débat public. Afin de mieux comprendre la perception de la population, la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques a sondé 1 034 Québécois autour de cinq perspectives : l’évaluation de la situation budgétaire actuelle, l’adhésion au principe de l’équilibre budgétaire, la limitation du recours aux déficits aux périodes de récession, la priorisation de cet enjeu lors de la prochaine campagne électorale et les solutions privilégiées pour retrouver l’équilibre budgétaire.
Les résultats montrent que les Québécois évaluent plutôt négativement la situation budgétaire actuelle du gouvernement, mais qu’ils demeurent fortement attachés au principe de l’équilibre budgétaire. Une majorité estime également que les déficits devraient être réservés aux périodes de récession et que le retour à l’équilibre budgétaire devrait constituer une priorité pour les partis politiques lors des prochaines élections. Lorsqu’ils doivent choisir entre les moyens à privilégier pour y parvenir, les répondants sont toutefois davantage divisés, même si une préférence se dégage en faveur d’une réduction des services plutôt que d’une hausse des impôts.
Au-delà des résultats descriptifs, l’étude propose également des analyses approfondies, dont un exercice de contextualisation visant à mesurer l’incidence de l’ajout d’informations sur la situation budgétaire du Québec sur les réponses des participants. Les conclusions indiquent que les opinions exprimées varient peu selon le contexte présenté, ce qui suggère que les répondants possèdent déjà des repères relativement bien établis sur les enjeux budgétaires. Une analyse des intentions de vote montre également que les préférences partisanes constituent le principal facteur expliquant les différences observées entre les répondants, davantage que l’âge, le revenu ou le niveau de scolarité notamment.
