Bulletin de veille du 7 octobre 2025

Québec/Canada
Cette étude analyse la valeur des cotisations au Régime de rentes du Québec (RRQ) sous l’angle du rendement des cotisations additionnelles, particulièrement à l’approche de la retraite. Elle s’appuie sur le relevé de participation de Retraite Québec, tout en soulignant ses limites.
L’étude met en évidence que chaque cotisation n’a pas la même rentabilité selon la situation de l’individu. Pour les jeunes travailleurs et les nouveaux arrivants, chaque année de cotisation contribue fortement à la rente future, ce qui n’est pas nécessairement le cas pour ceux qui cotisent depuis longtemps et atteignent régulièrement le maximum des gains admissibles (MGA).
L’analyse couvre l’ensemble du régime — volet de base et deux volets supplémentaires — et cherche à répondre à une question clé : quel rendement procure chaque année de cotisation additionnelle selon l’âge et le parcours professionnel ?
En parallèle, un simulateur interactif accompagne l’étude. Il permet d’explorer différents scénarios, comme :
- le choix de l’âge de prise de la rente (de 60 à 72 ans),
- l’impact d’arrêter de cotiser avant la demande,
- l’effet de revenus en forte hausse ou en baisse,
- la rentabilité des cotisations excédant le MGA.
Ce Regard CFFP offre ainsi un éclairage essentiel pour mieux comprendre la valeur des cotisations au RRQ et à soutenir une planification plus éclairée de la retraite.
Ce rapport fournit une projection de références pour aider les parlementaires à évaluer les résultats économiques et budgétaires possibles dans le cadre des politiques actuelles.
Le DPB a revu à la baisse ses perspectives économiques. Compte tenu de l’incertitude croissante entourant les échanges commerciaux et de l’application des droits de douane, la croissance du PIB réel devrait s’établir en moyenne à 1,2 % par an en 2025 et en 2026. Même si la croissance économique devrait rebondir pour s’établir à 1,8 % en 2027, la détérioration structurelle des conditions commerciales devrait faire baisser le niveau du PIB réel de 0,5 % d’ici 2030.
Le PIB nominal, la mesure la plus élargie de l’assiette fiscale de l’État, devrait être inférieur de 12,9 milliards de dollars par an, en moyenne, sur la période 2025-2029, principalement en raison de l’effet durable des droits de douane et des conditions commerciales moins favorables avec les États-Unis.
Les perspectives financières du statu quo du DPB incluent les nouvelles mesures annoncées depuis l’Énoncé économique de l’automne de 2024, qui s’élèvent à 115,1 milliards de dollars en nouvelles dépenses (nettes) sur la période s’échelonnant de 2024-2025 à 2029-2030.
Le DPB prévoit une forte augmentation du déficit budgétaire, qui passerait de 51,7 milliards de dollars (1,7 % du PIB) en 2024-2025 à 68,5 milliards de dollars (2,2 % du PIB) en 2025-2026, en raison d’une croissance économique plus faible et de mesures supplémentaires affectant à la fois les recettes et les dépenses.
En supposant qu’aucune nouvelle mesure ne soit introduite et que les mesures temporaires existantes prennent fin comme prévu, le déficit budgétaire devrait descendre légèrement, mais restant proche de 60 milliards de dollars à moyen terme, la croissance des recettes ne dépassant que légèrement celle des dépenses.
En raison de déficits budgétaires persistants de plus de 1 % du PIB, le ratio de la dette fédérale au PIB, estimé à 41,7 % en 2024-2025, devrait s’établir à plus de 43 % à moyen terme. Par rapport à nos perspectives de mars, le ratio de la dette fédérale au PIB est supérieur de 4,5 points de pourcentage en 2029-2030 et ne devrait plus être sur une trajectoire descendante à moyen terme.
Ce rapport résume une journée de réflexion portant sur les enjeux de financement et la viabilité d’un régime d’assurance médicaments au Canada. Les participants préconisent une approche ciblée (combler les lacunes) plutôt qu’un système universel coûteux, notamment afin d’éviter des pressions budgétaires insoutenables pour les provinces.
This Conference Report captures findings from a C.D. Howe Institute workshop of policymakers, industry leaders, and health experts. Participants agreed that federal pharmacare funding should focus on reducing coverage gaps and out-of-pocket costs for the uninsured and underinsured, rather than replacing Canada’s mixed public-private system. This approach avoids disruption for the 27 million Canadians with private coverage and eases fiscal pressures.
With almost all of health budgets locked into legacy costs, provinces have little room for new large-scale programs. Targeted reforms – such as enhancing catastrophic coverage, expanding existing provincial programs to fill access gaps, or Quebec-style mixed models – were seen as more financially sustainable than universal first-dollar coverage.
Rushed implementation, administrative complexities, and limited government expertise in drug distribution supply chains and benefit management pose real risks for unintended disruptions. Stronger coordination with private insurers, clearer public communication, and better provincial integration were highlighted as keys to success.
Along with the Canada Drug Agency reports on a national procurement strategy and formulary due this fall, the federal government should clarify its intentions for the future of pharmacare policy. The current framework is underfunded, and new bilateral agreements are paused, creating significant uncertainty. Current legislation should be reformed to support mixed universal coverage models to improve the fiscal sustainability and flexibility for provincial autonomy in expanding coverage.
Ce document analyse comment, face au sous-financement chronique, l’État québécois a intégré la philanthropie dans le financement des organismes communautaires, une approche qui risque de miner leur autonomie et d’orienter leur action selon les priorités des acteurs privés plutôt que par la solidarité publique.
Depuis 2001, l’action communautaire bénéficie d’une reconnaissance et d’un financement officiels au Québec. Or, cette reconnaissance s’est historiquement accompagnée d’un sous-financement chronique. Plutôt que de pallier ce sous-financement, l’État québécois tente désormais d’intégrer la philanthropie dans le financement des organismes.
Ce document montre que, dans les quatre plus grandes provinces canadiennes, les 20 % de familles les plus aisées paient plus de la moitié de tous les impôts perçus par les différents paliers de gouvernement, suggérant que la progressivité fiscale provinciale concentre la charge fiscale sur les hauts revenus.
There is a common misperception in Canada that upper-income earners do not pay their fair share of taxes and that increasing taxes on this group is an effective way to generate significant additional government revenue.
Research already shows that for Canada as a whole, top earners bear a disproportionately large share of the tax burden due to our progressive tax system. However, as a decentralized federation, tax burdens vary by province.
To examine the issue further, this study measures tax progressivity in the four most populous provinces in 2025: British Columbia, Alberta, Ontario, and Quebec.
In all four provinces, the top 20% of income-earning families pay more than half of the total taxes collected by all levels of government: 57.0% in British Columbia, 57.1% in Alberta, 58.0% in Ontario, and 55.5% in Quebec.
Conversely, the bottom 20% of income-earning families in each province pay no more than 2% of total taxes: 1.7% in British Columbia, 1.6% in Alberta, 2.0% in Ontario, and 2.0% in Quebec.
Simply put, top-earning families in Canada’s four largest provinces pay the majority of taxes levied by all levels of government.
In addition to making provinces less attractive places to live and work for highly skilled people, raising taxes specifically on top earners provokes behavioural responses that result in governments raising less revenue than anticipated.
Ce numéro de la revue Analyse de politiques (Canadian Public Policy) comprend notamment une série d’articles en lien avec la fiscalité et les finances publiques.
- Guy Lacroix et Pierre-Carl Michaud, « Tax Incentives and Older Workers: Evidence from Quebec’s Tax Credit for Career Extension », 265-283.
Les auteurs présentent des données empiriques sur l’efficacité d’une politique fiscale conçue pour stimuler l’emploi chez les travailleurs âgés du Québec, au Canada. Afin d’en évaluer les effets sur l’emploi et le revenu, ils puisent dans de multiples sources de données et recourent à une série de stratégies pour les détecter. Ils commencent par utiliser la méthode des doubles différences pour comparer le Québec et l’Ontario, mais ne constatent aucun effet soutenu sur l’emploi. De plus, l’hypothèse de tendance parallèle ne se vérifie pas dans la plupart des groupes d’âge, ce qui limite la crédibilité de cette stratégie. Pour corriger
ce problème, les auteurs recourent aux données de l’Étude longitudinale et internationale des adultes pour déployer une méthodologie d’adoption échelonnée, afin de tirer profit des variations entre les cohortes de naissance du Québec. Cette analyse n’a également aucun effet sur les transitions de la main-d’œuvre, même
si les auteurs détectent une légère augmentation du revenu chez les femmes. Les auteurs utilisent aussi une autre stratégie de détection à partir de la Banque de données administratives longitudinales et exploitent les variations à l’intensité du traitement au Québec au fil du temps. Conformément aux observations
antérieures, les auteurs n’ont pas remarqué d’effet significatifs sur les transitions de la main-d’œuvre, mais ont relevé encore une fois un léger effet positif sur le revenu des femmes et une réduction des obligations fiscales nettes chez les travailleurs touchés. Ensemble, les résultats indiquent que la mesure fiscale n’accroît
pas l’emploi chez les personnes âgées ni ne constitue une approche rentable pour accroître les recettes publiques.
- Ross Hickey, A. Abigail Payne et Justin Smith, « Tax-Reported Charitable Giving in Canada, 1987–2018 », 284-297.
Les auteurs explorent les tendances en matière de dons de bienfaisance au Canada depuis la fin des années 1980. Ils constatent que le don moyen réel a augmenté tout au long des années 1990, pour plafonner à compter de la moitié des années 2000. Cette stabilisation des dons s’est produite conjointement avec une chute de la portion du revenu destinée aux dons et une baisse régulière de la part de contribuables qui font des dons. Parmi les revenus les plus élevés, les dons des 1,0 % et des 0,1 % les plus aisés ont augmenté tout au long de la période à l’étude. Au cours du cycle de vie, les dons augmentent rapidement au début de l’âge adulte, pour culminer vers l’âge de 50 ans. Les auteurs remarquent que les contribuables ont tendance à faire des dons fréquents plutôt qu’à accumuler leurs dons et à les verser tous les deux ou trois ans.
- Tazia Khushboo, « The Cost of Standing Up to Protectionism: Price and Welfare Impacts of Canada’s 2018 Retaliatory Tariffs », 319-343.
Lorsque les États-Unis ont imposé des droits de douane sur l’acier et l’aluminium canadiens en 2018, le Canada a répliqué par des droits de douane de rétorsion sur les biens américains à hauteur de 16,6 milliards de dollars. L’autrice analyse quelle proportion de ces produits s’est répercutée sur les prix des importations. Le degré d’augmentation des prix des importations attribuables aux droits de douane correspond à l’incidence des droits de douane. Si l’incidence est plus faible, ce sont les exportateurs étrangers, plutôt que les importateurs nationaux, qui ont payé la majorité des droits de douane, ce qui sous-tend de meilleures répercussions sur la prospérité du pays à l’origine de ces mesures. À partir des données d’importation et de celles tirées des mesures de rétorsion du Canada, l’autrice fait appel à la méthode de différence des différences pour évaluer l’incidence des droits de douane de rétorsion du pays. En moyenne, les prix des importations ont augmenté pour refléter les droits complets et ont été responsables d’une absence de gains à l’échange et de pertes de 464 millions de dollars. Ainsi, chaque dollar provenant des produits des droits de douane de 1,76 milliard de dollars imposait un coût moyen de 1,26 $ aux importateurs canadiens. L’analyse des produits révèle toutefois que l’incidence des droits de douane était incomplète pour un sous-groupe de produits américains visés.
États-Unis
Ce document présente plusieurs recommandations en matière de politique fiscale et de finances publiques, notamment la suppression des droits de douane, l’élimination des obstacles à la construction de logements et au développement énergétique, pour améliorer l’accessibilité à certains biens essentiels pour les ménages américains.
With the glaring exception of the current administration’s sweeping tariffs that are raising prices on imports — consumer passthrough is estimated at this point to be in the range of 60-80 percent[1] — policymakers across the political spectrum and at all levels of government have broadly been elevating and supporting ideas to enhance affordability. These include ideas to increase affordable housing supply; subsidies or price controls for rent, health care, and child care; and policies to make markets more competitive.
Even so, the affordability squeeze facing Americans is real. In this brief we outline three ways in which policy-oriented economists can provide useful insights to address this problem. First, we offer some thoughts on basic economic principles that should undergird an affordability policy agenda. Second, we offer a policy framework designed to help us think about and derive policies responsive to existing affordability challenges. Third, we provide examples of policy ideas that we believe should be considered and potentially developed that fit within our framework and should help enhance affordability.
Ce document analyse comment la double imposition des revenus de placement (impôt sur les sociétés puis sur les actionnaires) pèse sur l’épargne à long terme, et souligne que des comptes de retraite fiscalement avantageux peuvent réduire ces pénalités, favorisant l’investissement et la sécurité financière des ménages.
On average, in the Organisation for Co-operation and Development (OECD) and European Union, longterm capital gains from the sale of shares are taxed at a top rate of 18.19 percent, and dividends are taxed at a top rate of 22.87 percent.
Investment income is usually taxed twice, first at the corporate level and then again at the shareholder level (on dividends and capital gains), producing an average integrated tax rate on distributed corporate income of 40.86 percent for dividends and 37.37 percent for capital gains in OECD and EU countries.
The portion of after-tax earnings that workers set aside for savings and future consumption is often taxed twice, creating a bias against saving. Ideally, workers should only be taxed on their income once, either when earned or when withdrawn for spending, to avoid compounding disincentives to both labor earnings and savings.
To encourage long-term retirement saving, countries commonly provide tax preferences for private retirement accounts. These usually provide a tax exemption for the initial principal investment amount and/or for the investment returns.
Savings accounts that exempt contributions and returns on investment while deferring taxation until withdrawal allow policymakers to widen the eligibility to savings vehicles that may include hybrid income streams, such as start-ups and actively managed portfolios, diversifying household savings and removing tax penalties on those investments.
Tax-preferred private retirement accounts often have complex rules and limitations. Universal savings accounts could be a simpler alternative—or addition—to many countries’ current systems of private retirement savings accounts.
Ce document analyse comment plafonner l’exclusion fiscale sur les primes d’assurance-maladie offertes par l’employeur pourrait rapporter jusqu’à 389 G$ en dix ans, tout en affectant principalement les contribuables les plus aisés et en réduisant les distorsions fiscales dans le marché du travail.
Policymakers are considering ways to extend the enhancements made to Affordable Care Act premium tax credits (PTCs) that expire at the end of the year, which could cost $350 billion over the next decade.
Any expansion of the credits should be offset by reducing other healthcare subsidies or preferences in the tax code, the largest of which is the exclusion for employer-sponsored health insurance (ESI) premiums, estimated to cost more than $5 trillion over the next decade due to reduced income and payroll tax revenue.
We analyze four options to limit the income tax exclusion for ESI at the 80th and 90th percentiles of premiums, finding these options would raise substantial amounts of revenue—up to $389 billion over the next decade—with the impacts falling primarily on the top 10 percent of earners.
International
Ce document explore comment franchir un seuil critique de fiscalité (environ 10 % du PIB) est nécessaire pour déclencher une croissance économique accélérée, associée à des améliorations durables dans la capacité institutionnelle et financière des États, renforçant ainsi le rôle crucial d’une mobilisation fiscale soutenue pour le développement.
Can simply exceeding a critical tax-to-GDP threshold bring about an accelerated trajectory of economic growth and development in a country? We conduct new event studies and exploit a richer dataset to revisit Gaspar, Jaramillo and Wingender’s 2016 “tax tipping point” result. Both with their regression discontinuity approach and a dynamic difference-in-differences estimation, we find that cumulative growth over 10 years increases by 10 percentage points when a country’s tax-to-GDP ratio increases above a 10 percent threshold. Further, we show that crossing the threshold coincides with the beginning of significant improvements in measures of a country’s financial development, government effectiveness, legal framework, and governance. Event studies additionally reveal that only transformational episodes of tax increases above the threshold deliver these gains: episodic crossings that fail to bring tax revenues durably above the threshold and that don’t coincide with improvements in financial development and government effectiveness yield fleeting gains. Our results suggest that a minimal tax capacity is necessary for growth but emphasize that only a sustained tax increase associated with other developmental progress is sufficient.
Ce document examine la perception du public à l’égard de la dette publique et des décisions gouvernementales en matière de fiscalité et de dépenses. Il analyse les facteurs qui influencent cette perception dans une perspective macroéconomique, en portant une attention particulière aux impôts, aux dépenses publiques, aux déficits budgétaires et à l’endettement de l’État.
Utilizing surveys of over 27,000 respondents from 13 advanced and emerging market economies, we explore how knowledge and beliefs about government debt influence expectations of tax and expenditure policy changes. Individuals systematically underestimate debt levels, especially in high-debt countries, and believe that the burden of fiscal adjustments will disproportionately affect them. Greater lifetime exposure to fiscal consolidation increases pessimism about future economic prospects, diminishes trust in government, and is associated with expectations of higher debt, future taxes increases and spending cuts, and inflation. Informing respondents about their country’s debt levels reduces expectations of tax increases in stable debt contexts and raises expectations of spending cuts in countries with rising debt with the influence of this information moderated by individuals’ past experiences with fiscal consolidation.
Ce document examine l’impact, en Turquie, d’un changement de politique fiscale sur le revenu net des individus et sur leur taux de participation au marché du travail, en se basant sur l’effet de la réforme de l’indemnité de vie minimale, supprimée en 2022.
Despite recent progress, Türkiye’s low labor force participation (LFP) rate is macrocritical and stands out internationally. This paper examines two channels through which fiscal policy can affect LFP. First, we estimate the impact of Türkiye’s 2022 Minimum Living Allowance reform, which removed tax disadvantages faced by secondary earners. Second, we simulate the impact of conditional subsidies on Türkiye’s LFP. The analysis was based on four empirical models estimated for Türkiye using labor force survey micro data. The results confirmed that: (i) Turkish secondary earners increased their labor supply by more than primary earners following the removal of tax disadvantages in the 2022 reform; (ii) conditional childcare subsidies lead to a large increase in LFP at relatively low fiscal costs; (iii) conditional subsidies can achieve better labor market outcomes and further reduce fiscal costs compared to direct transfers.
Ce document présente les différentes composantes des dépenses liées à la défense, qui ont considérablement augmenté au fil des ans. Les auteurs examinent les conséquences fiscales des plans et ambitions du gouvernement en matière de dépenses militaires, notamment l’augmentation de l’allocation budgétaire de 25 % en 2023-2024, avec pour objectif une hausse totale de 43 % d’ici 2028-2029.
For decades, UK defence spending has fallen as a share of public spending and national income. But that trend is now set to reverse, with both the last and current governments making commitments to increase defence spending substantially. This reversal is a major fiscal issue: it will add to the numerous pressures on the public finances, both within this parliament and in future parliaments.
The UK spent 2.3% of national income on defence in 2024–25. This is set to rise to 2.5% (2.6% including the security services) by 2027–28. At the NATO (North Atlantic Treaty Organisation) Summit in June, the Prime Minister announced that ‘core’ defence spending will reach 3.5% of national income by 2035. NATO allies also committed to spending 1.5% of national income on wider ‘resilience and security’. We have less detail on this spending, but the government has suggested it will be met within pre-existing spending plans. Throughout this chapter, we focus on ‘core’ defence spending.
Much of this increase in defence spending has been motivated by a perceived increase in the risk of conflict – most notably following the full-scale invasion of Ukraine by Russia – and a perceived weakening of support for NATO from the US. In February 2025, when the increase in defence spending to 2.5% of GDP by 2027 was announced, Keir Starmer described ‘a world where everything has changed’. The government’s Strategic Defence Review, published in June 2025, argued that ‘for the first time since the end of the Cold War, the UK faces multiple, direct threats to its security, prosperity, and democratic values’. There remains clear pressure on the government to go further and faster than current plans, as many European countries are doing.
In this chapter, we examine the fiscal consequences of the government’s plans and ambitions for defence spending. We start in Section 7.2 by considering how the level and composition of defence spending have changed over time, before looking at how the UK compares internationally on defence spending – both within and outside of NATO.
Ce rapport montre que, dans l’industrie irlandaise de l’hôtellerie et du tourisme, les hausses du taux de TVA sont répercutées sur les prix bien plus que les baisses, avec un effet allant de 36 % à 88 % pour les augmentations, mais seulement 0 % à 50 % pour les réductions.
Value Added Tax (VAT) rate changes are a recurring policy tool used to raise revenue, change behaviour and regulate economic activity. However, the degree to which VAT rate changes are reflected in consumer prices—known as pass-through—varies across industries and time. Understanding VAT pass-through is crucial for evaluating fiscal policies’ effectiveness and their economic impact. Yet, little is known about their pass-through in an Irish context.
This paper examines the extent to which changes in VAT rates are passed through to consumer prices in the Irish hospitality and tourism sector. Using an event-study approach, this paper examines two VAT rate cuts (2011, 2020) and two VAT rate increases (2019, 2023). The research finds evidence of an asymmetric VAT rate pass-through, with VAT rate increases being passed through more than VAT rate cuts. The results vary across sectors too, with higher pass-through rates for hairdressing services than food and catering services.
Ce rapport de l’OCDE met en évidence que la forte hausse des droits de douane américains en 2025, conjuguée à des risques budgétaires croissants dans de nombreux pays de l’OCDE, complexifie la politique économique et accroît l’importance de la discipline budgétaire pour préserver la viabilité financière à moyen terme.
La croissance mondiale s’est révélée plus résiliente que prévu au premier semestre de 2025, en particulier dans un grand nombre de marchés émergents, mais aussi aux États-Unis. La production industrielle et les échanges ont été stimulés par les effets d’anticipation du relèvement des droits de douane. Les droits de douane appliqués par les États-Unis aux importations en provenance de la quasi-totalité des pays ont augmenté depuis mai, pour atteindre un taux effectif estimé à 19.5 % à la fin du mois d’août, soit le pourcentage le plus élevé depuis le milieu des années 30. Si cette majoration n’a pas encore pleinement produit ses effets, de premiers signes sont d’ores et déjà perceptibles dans le comportement des consommateurs, sur les marchés du travail et au niveau des prix. Les tensions s’apaisent sur les marchés du travail, le chômage étant en hausse et les offres d’emploi en baisse dans certaines économies, alors que la désinflation s’est stabilisée dans beaucoup de pays en raison de la montée des prix des produits alimentaires et de la persistance de l’inflation des services. Des risques considérables de divergence à la baisse par rapport aux prévisions entourent les perspectives : de nouvelles majorations des droits de douane, une inquiétude accrue autour des risques budgétaires, un regain de tensions inflationnistes pourraient peser sur la croissance. Des corrections de prix sur les marchés financiers, notamment la volatilité des crypto-actifs, pourraient susciter d’autres préoccupations concernant la stabilité financière. À l’inverse, un assouplissement des restrictions commerciales ou des progrès plus rapides en matière d’IA pourraient favoriser l’obtention de meilleurs résultats.
Ce rapport recommande, devant l’ampleur du déficit budgétaire attendu au Royaume-Uni, de moderniser le régime fiscal en réduisant rapidement le seuil d’inscription à la TVA, en luttant contre le non-paiement de l’impôt des petites entreprises et en éliminant les distorsions entre les différentes sources de revenus afin d’augmenter les recettes et de soutenir la productivité tout en accroissant l’équité fiscale.
The upcoming Budget is likely to come with a significant downgrade to the fiscal outlook, with pressures from recent policy reversals, rising debt-interest costs, and a gloomier economic outlook. It is plausible that annual borrowing could be £20-£40 billion, or more, above the Office for Budget Responsibility’s March forecast.
This is undoubtedly a challenging outlook for the Government, but it’s one that it must respond to robustly, so this report considers how tax policy can be used to address the expected shortfall. It sets out a range of options that could together raise over £30 billion, while minimising the economic impact of higher taxes on the economy and living standards. It recommends a strategic approach to reforming the UK’s often-distortionary £1 trillion tax system: supporting fair competition between firms; removing biases against workers; and aligning taxes with social and environmental goals. Designed well, this Budget could simultaneously provide fiscal reassurance, a meaningful Child Poverty Strategy, and long-lasting beneficial tax reform.
Ce rapport dévoile que malgré l’approche officielle “color-blind” de la France, il existe des pénalités salariales substantielles pour les minorités racisées, en particulier celles d’origine nord-africaine et subsaharienne, qui demeurent sous-représentées en haut de la distribution des revenus, même à égalité de diplôme ou de lieu de naissance.
We study racial inequality in 21st century France. Using parents’ nationality at birth, we overcome the lack of ethno-racial statistics stemming from the country’s
“color-blind” approach. We document substantial earnings penalties for racial minorities along the income distribution. Penalties are larger at the median than the top and for Middle-Eastern and North African (MENA) and Sub-Saharan African origin (Black) individuals. We compare racial inequality in France vs. the U.S. by simulating where French minorities would fall in the U.S. distribution. Black and Non-White individuals in France benefit from the country’s lower overall inequality, but experience comparable, occasionally larger, rank gaps.
Équipe de rédaction
Recherche et sélection des articles :
- Carole Habib
- Kristine Javier
- Félix Musas
Coordination et édition :
- Tommy Gagné-Dubé
- Ariane Gaboury
Note: L’intelligence artificielle générative a été utilisée dans la préparation de ce bulletin de veille.