Bulletin de veille du 16 décembre 2025

Québec/Canada

Ce rapport contextualise la cote de crédit actuelle de l’Ontario ainsi que ses perspectives d’évolution.

La dette du gouvernement de l’Ontario (la province) est évaluée par quatre grandes agences de notation internationales, lesquelles examinent les perspectives financières et économiques ainsi que les risques futurs pour la province. La cote de crédit qu’elles attribuent traduit leur opinion quant à la capacité de la province à honorer les obligations financières que lui impose sa dette.

La cote de l’Ontario est AA selon DBRS, et AA- selon S&P, Moody’s et Fitch. De plus, toutes les agences de notation ont actuellement une perspective stable pour l’Ontario, ce qui suggère qu’elles ne prévoient pas de modifier leurs notes de crédit au cours des deux prochaines années.

Depuis le dernier rapport sur la cote de crédit de l’Ontario publié par le BRF en octobre 2024, S&P a relevé sa cote de crédit pour la faire passer de A+ à AA-, tandis que Moody’s a révisé les perspectives de l’Ontario à la baisse, qui passent de positives à stables.

Toutes les agences continuent de qualifier l’Ontario d’emprunteur de catégorie investissement de première qualité. Selon les agences de notation de crédit, la cote de crédit de la province est tributaire de l’économie importante et diversifiée de l’Ontario, de ses liquidités élevées, de son programme de gestion prudente de la dette, de la stabilité des transferts fédéraux et de sa flexibilité pour ajuster à la fois la politique fiscale et les dépenses de programme. Les agences de notation ont également repéré des enjeux qui ont une incidence négative sur la cote de crédit de l’Ontario, notamment la faiblesse des conditions macroéconomiques découlant des tensions commerciales avec les États-Unis ainsi que du contexte international incertain, le fardeau élevé de la dette de la province et les pressions en matière de dépenses.

La cote de crédit moyenne de l’Ontario était la quatrième plus élevée parmi les provinces, après la Colombie-Britannique, la Saskatchewan et l’Alberta, une amélioration suivant la cinquième place enregistrée l’année dernière.

Au 16 octobre 2025, l’Ontario présentait le troisième taux d’emprunt le plus bas de toutes les provinces, arrivant derrière l’Alberta et la Saskatchewan. Dans son dernier rapport sur la cote de crédit publié en octobre 2024, le BRF indiquait que l’Ontario jouissait du taux d’emprunt le plus bas de toutes les provinces, à égalité avec l’Alberta.

 

 

Ce rapport révèle que l’éducation des adultes au Manitoba produit des avantages fiscaux importants pour la province, générant des économies de 553 202 $ annuellement en réductions des prestations d’aide à l’emploi et au revenu, ainsi qu’une augmentation de 151 436 $ des recettes fiscales provinciales, confirmant que les bénéfices de l’investissement dans l’éducation de base des adultes dépassent largement les coûts du programme.

In earlier publications (Silver 2022a; 2022b; 2025) it was argued that adult basic education in Manitoba is a « buried treasure »—extremely effective but largely unknown and seriously underfunded. It was claimed that the benefits of adult basic education were such that funding ought to be doubled. This has not happened to date. However, the cost-benefit analysis described here confirms that adult basic education produces important fiscal benefits, more than sufficient to justify increased investment.

Adult basic education includes adult learning centres (ALCs) that offer the mature high school diploma to adults who had not previously finished high school, and adult literacy programs (ALPs) that bring adults up to high school entry level. As of the start of the 2025/26 academic year, according to information provided by the Province of Manitoba’s Adult Learning and Literacy Branch, there were 34 registered ALCs and 25 certified ALPs in all parts of Manitoba.

For the cost-benefit analysis described in this paper we wanted to determine if graduating from an adult learning centre with the mature high school diploma produces benefits that can be measured in monetary terms, and how those benefits relate to the costs of running Manitoba’s adult basic education program. We conducted a survey of graduates at five adult learning centres in different parts of the province. To measure the benefits, we first examined savings that arise when graduates leave Employment and Income Assistance (EIA). Savings were calculated by identifying the numbers who left EIA upon graduation with their mature high school diploma, and applying to those graduates the provincially determined payment levels that are based on family size. We also identified the increase in numbers employed full time upon graduation and estimated the increase in provincial tax revenue that would arise, making cautious assumptions about hours worked and rates of pay, and using provincial taxation rates. We identified the costs of the provincial adult basic education program from the 2023/24 Annual Report of the provincial Department of Advanced Education and Training, the latest available at the time of writing. The method and calculations are described below.

Ce rapport analyse comment une succession de chocs macroéconomiques – financiers, monétaires, technologiques et liés aux prix des matières premières – a affecté la croissance et les finances publiques canadiennes, en mettant en évidence des impacts différenciés sur les recettes et les soldes budgétaires, particulièrement au Québec.

Au cours des dernières décennies, l’économie canadienne a été confrontée à une succession de chocs macroéconomiques d’origines et de natures variées : crise financière mondiale de 2008-2009, fluctuations marquées des prix des matières premières, pandémie de COVID-19, périodes de forte incertitude géopolitique et resserrement monétaire rapide visant à contenir l’inflation post-pandémique. Ces épisodes ont profondément affecté les conditions macroéconomiques et posé d’importants défis aux finances publiques, tant au niveau fédéral que provincial.

Dans cette étude, les auteurs proposent une évaluation empirique des effets dynamiques de cinq types de chocs sur le PIB, l’inflation, les taux d’intérêt, ainsi que sur les recettes, les dépenses et le solde budgétaire des administrations, en accordant une attention particulière aux finances publiques provinciales, notamment celles du Québec. L’analyse est basée sur la méthodologie des projections locales et s’appuie sur des données trimestrielles pour le Canada et le Québec. Les résultats mettent en évidence des impacts différenciés selon la nature des chocs, les agrégats étudiés et les territoires. Certains chocs, notamment ceux d’origine monétaire ou financière, produisent des effets rapides et significatifs sur les revenus publics et les soldes budgétaires. D’autres, tels que les chocs technologiques ou ceux liés aux prix des matières premières, engendrent des réponses plus progressives, différenciées selon les régions. L’approche méthodologique retenue permet de saisir cette hétérogénéité sans imposer de structure paramétrique rigide, et offre ainsi une base empirique précieuse pour orienter la planification budgétaire dans un environnement macroéconomique incertain.

Ce document analyse le nouveau crédit d’impôt remboursable temporaire pour les préposés aux services de soutien à la personne.

Le budget de 2025 propose un crédit d’impôt remboursable temporaire pour les préposés aux services de soutien à la personne pour les années d’imposition 2026 à 2030. Les préposés admissibles employés par des établissements de soins de santé admissibles peuvent réclamer 5 % des revenus admissibles, jusqu’à une valeur maximale non indexée de 1 100 $.

Le DPB estime que cette mesure coûtera 1,37 milliard de dollars de 2025-2026 à 2029‑2030.

Le présent rapport traite des fonds alloués à Maisons Canada, du contexte entourant le financement global des programmes de logement ainsi que de l’impact prévu de ce financement sur le logement.

Les dépenses fédérales de programme consacrées au logement devraient diminuer de 56 %, de 9,8 milliards de dollars en 2025-2026 à 4,3 milliards de dollars en 2028-2029, à cause de l’expiration du financement de programmes existants et de compressions prévues dans le budget de 2025.

Dans ce plan de dépenses, le budget 2025 priorise le soutien à la construction de nouveaux logements par l’entremise d’un nouvel organisme fédéral : Maisons Canada. Cet organisme prévoit dépenser 7,3 milliards de dollars de 2025-2026 à 2029-2030.

La contribution de Maisons Canada à l’offre d’habitations et à l’abordabilité des logements devrait être modeste étant donné le contexte général marqué par une importante diminution du soutien à l’abordabilité.

Ce document analyse les effets économiques et distributifs de la tarification du carbone au Québec et montre que, malgré son caractère régressif sur les prix, le recyclage des revenus permet d’en atténuer l’impact sur les ménages à faible revenu.

Ce rapport examine le fonctionnement du système québécois de plafonnement et d’échange de droits d’émission de gaz à effet de serre (SPEDE) et ses effets sur les prix à la consommation et sur les ménages. Les auteurs montrent que la tarification du carbone entraîne une hausse modérée des prix de certains biens, notamment l’énergie et les transports, et qu’elle a un impact proportionnellement plus élevé sur les ménages à plus faible revenu. Toutefois, le document souligne que les mécanismes de recyclage des revenus issus du SPEDE, notamment par des mesures de compensation et de soutien, contribuent à réduire cet effet régressif. L’analyse met en évidence l’importance du design des politiques écofiscales pour concilier objectifs environnementaux, acceptabilité sociale et équité.

États-Unis

Ce document analyse les effets budgétaires d’un amendement constitutionnel imposant l’équilibre budgétaire aux États-Unis et montre qu’une telle règle ne résout pas les déséquilibres fiscaux structurels, lesquels découlent principalement de baisses d’impôt non financées et du vieillissement démographique.

Dans ce témoignage devant le Congrès américain, l’auteur examine les implications budgétaires et macroéconomiques d’un amendement constitutionnel exigeant l’équilibre annuel du budget fédéral. Il montre que les déficits actuels s’expliquent moins par une croissance excessive des dépenses que par l’érosion durable des recettes publiques résultant de décennies de réductions d’impôt non financées. L’analyse souligne que le vieillissement de la population accroît mécaniquement les besoins de financement des programmes sociaux, notamment la Sécurité sociale et Medicare, rendant inévitable une hausse des recettes si ces engagements doivent être respectés. Le document met également en évidence les risques économiques d’une règle d’équilibre strict, notamment la suppression des stabilisateurs automatiques en période de récession, ainsi que ses effets potentiellement déstabilisateurs sur les régimes d’assurance publique et le système financier. L’auteur conclut qu’une amélioration soutenable de la trajectoire budgétaire passe par des choix fiscaux explicites plutôt que par une contrainte constitutionnelle rigide.

Ce rapport analyse le budget fédéral américain et indique que le déficit budgétaire a atteint 185 milliards $ de moins qu’à la même période l’an dernier, grâce à des dépenses en baisse et des recettes en hausse, notamment les droits de douane.

The federal budget deficit totaled $439 billion in October and November 2025, the first two months of fiscal year 2026, the Congressional Budget Office estimates. That amount is $185 billion less than the deficit recorded during the same period last fiscal year. Outlays were $73 billion (or 6 percent) lower, and revenues were $112 billion (or 18 percent) higher.

Outlays in November 2024 were boosted by the shifts to that month of certain payments that were due on December 1, 2024, a Saturday. If not for those shifts, the deficit thus far in fiscal year 2026 would have been $103 billion less than the shortfall at this point last year, and outlays would have been $9 billion more.

Ce document analyse les données fiscales américaines sur les profits déclarés dans les paradis fiscaux et montre que l’ampleur du transfert artificiel de bénéfices renforce la nécessité d’un impôt minimum mondial sur les sociétés.

Cette publication examine les données de l’Internal Revenue Service relatives aux profits que les entreprises américaines déclarent dans leurs filiales étrangères et met en évidence des incohérences majeures révélatrices de pratiques d’évitement fiscal. L’auteur montre que, dans plusieurs juridictions considérées comme des paradis fiscaux, les profits déclarés excèdent largement les actifs tangibles, l’emploi ou même le produit intérieur brut local. Le document analyse ensuite les limites des règles fiscales américaines actuelles, notamment les mécanismes de taxation minimale des profits offshore, et explique en quoi elles demeurent insuffisantes pour empêcher le transfert de bénéfices. Enfin, l’étude soutient que la mise en œuvre complète de l’impôt minimum mondial de l’OCDE constituerait l’outil le plus efficace pour réduire l’érosion de la base d’imposition et restaurer l’assiette de l’impôt sur les sociétés, malgré les résistances politiques aux États-Unis.

Ce texte démontre que les droits de douane imposés par Donald Trump constituent l’une des plus fortes hausses d’impôts depuis des décennies, taxant des dizaines de milliards de dollars d’importations, renchérissant les biens pour les ménages américains et réduisant à la fois la production, l’emploi et le revenu à long terme.

President Trump has imposed International Emergency Economic Powers Act (IEEPA) tariffs on US trading partners, including China, Canada, Mexico, and the EU. In addition, he has threatened and imposed Section 232 tariffs on autos, heavy trucks, steel, aluminum, lumber, furniture, semiconductors, pharmaceuticals, and copper, among others.  

The Trump tariffs amount to an average tax increase per US household of $1,100 in 2025 and $1,400 in 2026.

Under the tariffs imposed and scheduled as of November 1, the weighted average applied tariff rate on all imports rises to 15.8 percent, and the average effective tariff rate, reflecting behavioral responses, rises to 11.2 percent—the highest average rate since 1943.

The Trump tariffs are the largest US tax increase as a percent of GDP (0.47 percent for 2025) since 1993.

Trump’s imposed tariffs will raise $2.1 trillion in revenue over the next decade on a conventional basis and reduce US GDP by 0.5 percent, all before foreign retaliation. Accounting for negative economic effects, the revenue raised by the tariffs falls to $1.6 trillion over the next decade. The Trump tariffs threaten to offset much of the economic benefits of the new tax cuts, while falling short of paying for them.

The US Supreme Court will soon decide whether the president’s emergency powers under IEEPA include the power to impose tariffs.

Historical evidence and recent studies show that tariffs are taxes that raise prices and reduce available quantities of goods and services for US businesses and consumers, resulting in lower income, reduced employment, and lower economic output.

Ce rapport révèle que les pays membres de l’OCDE présentent des disparités significatives en matière de compétitivité fiscale et établit un classement relatif de ces systèmes fiscaux selon leur capacité à promouvoir la compétitivité et la neutralité fiscale.

The structure of a country’s tax code is a determining factor of its economic performance. A well-structured tax code is easy for taxpayers to comply with and can promote economic development while raising sufficient revenue for a government’s priorities. In contrast, poorly structured tax systems can be costly, distort economic decision-making, and harm domestic economies.

Many countries have recognized this and have reformed their tax codes. Over the past few decades, marginal tax rates on corporate and individual income have declined significantly across the Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD). Now, most OECD nations raise a significant amount of revenue from broad-based taxes such as payroll taxes and value-added taxes (VAT).

Not all recent changes in tax policy among OECD countries have improved the structure of tax systems; some have made a negative impact. Though some countries, like Austria, have reduced their corporate income tax rates by several percentage points, others, like France, the Slovak Republic, and Slovenia, have increased them. Corporate tax base improvements have occurred in Germany, the United Kingdom, and the United States, while the corporate tax base has been made less competitive in the Czech Republic and Slovenia. Canada and Finland are phasing out temporary improvements to their corporate tax bases that the United Kingdom and the United States have made permanent and expanded.

In recent years, tax policy has increasingly drifted away from its traditional roles of raising government revenue and encouraging investment into the toolbox of international tax and trade disputes, with import tariffs, digital service levies, and extraterritorial taxes deployed to exert economic pressure. In this environment, policymakers should refocus on neutral, internationally competitive tax policies that raise revenue with minimal harm to investment and economic growth. The variety of approaches to taxation among OECD countries creates a need to evaluate these systems relative to each other. For that purpose, we have developed the International Tax Competitiveness Index—a relative comparison of OECD countries’ tax systems with respect to competitiveness and neutrality.

International

Ce rapport analyse le rôle de la fiscalité environnementale dans la transition climatique en Belgique et montre que les incitatifs fiscaux existants manquent de cohérence et d’efficacité budgétaire pour atteindre les objectifs environnementaux, tout en préservant l’équité fiscale.

Ce rapport du Conseil supérieur des finances examine l’ensemble des instruments de fiscalité environnementale en Belgique, tant au niveau fédéral que régional, dans un contexte de transition climatique et de contraintes budgétaires croissantes. Il analyse les dispositifs fiscaux visant les ménages, la mobilité et les entreprises, en évaluant leur efficacité environnementale, leur coût budgétaire et leurs effets distributifs. Le rapport met en évidence une forte fragmentation des mesures fiscales, résultant notamment de la répartition des compétences entre niveaux de gouvernement, ainsi qu’un manque de coordination stratégique entre objectifs environnementaux et fiscaux. Il souligne que plusieurs incitants fiscaux présentent une efficacité limitée en matière de réduction des émissions, tout en générant des pertes de recettes publiques significatives. Enfin, le Conseil plaide pour une rationalisation de la fiscalité environnementale, fondée sur des signaux-prix cohérents, un meilleur ciblage des mesures et une prise en compte accrue des enjeux d’équité et de soutenabilité des finances publiques.

Ce document montre qu’une taxe sur le mobile money peut devenir une source de recettes non négligeable, mais mal calibrée, elle risque de pénaliser l’inclusion financière et de frapper disproportionnellement les ménages et micro-entreprises qui dépendent le plus de ces services.

Mobile money has become a central digital alternative to traditional banking in developing countries, yet several African governments have introduced taxes on mobile money transactions. We develop a model that characterizes how such taxes affect payment choices and generate excess burden. The model predicts that taxation reduces mobile money use, with elasticities shaped by access to substitutes and transaction costs: banked users substitute into formal alternatives, while unbanked users face higher effective costs, making the tax regressive. Taxation also induces substitution into cash, raising informality. We empirically test these predictions using cross-country survey data and novel transaction-level data from Cameroon, the Central African Republic, and Mali. Results show sharp declines in mobile money usage, with stronger responses among the banked. Unbanked and rural users bear a disproportionate burden. We use the empirical estimates to gauge the excess burden of the tax, which we quantify at 35% of revenue—highlighting its significant efficiency cost alongside its regressive impact.

Ce rapport révèle que l’imposition d’une taxe mondiale minimale de 15 % sur les bénéfices des grandes multinationales peut générer un surplus de bien-être pour l’ensemble des pays analysés (trente pays environ, incluant les États membres de l’Union européenne, les États-Unis, le Royaume-Uni et le Japon). Les impacts varient considérablement selon les pays et dépendent fortement des politiques de redistribution des revenus fiscaux supplémentaires.

Since 2024 a number of countries has implemented the Global Minimum Tax (GMT). This is a tax of 15% on the profits of large multinationals. Researchers of CPB and the Joint Research Centre of the European Commission (EC) have analysed the impact of the GMT on welfare for some thirty countries, the EU Member States, US, UK and Japan. For the total of these countries there is a welfare surplus, while the outcome for the countries can be either positive or negative.

The objectives of the GMT are to curb profit shifting and to mitigate tax competition between countries to attract international mobile capital. The GMT contributes positively to welfare by limiting wasteful profit shifting and the additional tax revenue may be channeled to the households. At the same time it raises the cost of capital which may result in lower profits and investments. Depending on the policy responses the GMT may be beneficial to the Netherlands, or not. When all countries transfer the additional tax revenue to the households, the model outcome for the Netherlands is slightly negative. It is positive when the GMT is used to lower the corporate tax rates.

Ce document examine les moyens les plus efficaces pour taxer les individus à très haut revenu en Europe, en tirant cinq enseignements des expériences passées : élargir l’assiette fiscale, cibler les patrimoines extrêmes avec des seuils élevés, instaurer des mécanismes de minimum fiscal, renforcer les règles anti-exil et exploiter les outils modernes de transparence pour améliorer l’équité et le rendement des prélèvements.

What is the best way to tax high-net-worth individuals (HNWI) in Europe effectively? Their wealth has grown over recent decades, but they are subject to lower effective tax rates than the average citizen. This brief reviews the history of net wealth taxes and comes up with five lessons for modern approaches to effectively taxing high-net-worth individuals. It shows that earlier wealth taxes raised limited revenue and failed to tax these individuals because of the narrow tax bases and low thresholds, not because of large-scale mobility. Modern systems should adopt broad tax bases without carveouts, target extreme wealth with high thresholds, use minimum-tax top-up mechanisms, include credible anti-exile rules, and leverage today’s transparency tools to tax high-net-worth individuals effectively.

Cette étude démontre que la délocalisation de profits par les multinationales françaises réduit les recettes fiscales et les revenus des salariés, avec des pertes particulièrement marquées pour les travailleurs à bas revenus, et propose une réforme de la formule de participation pour atténuer ces effets.

Cette étude quantifie comment la délocalisation de profits érode les revenus des travailleurs en réduisant les versements de participation au sein des multinationales françaises. Nous exploitons de nouvelles données administratives microéconomiques sur l’activité mondiale des entreprises multinationales, appariées aux données employeurs-salariés, afin de construire un contrefactuel crédible des profits et de la participation en l’absence de délocalisation de profits. Nous estimons que les grandes multinationales françaises délocalisent chaque année 19 % de leurs bénéfices étrangers vers des juridictions à faible fiscalité, soit 10,3 milliards d’euros transférés hors de France et 3,7 milliards d’euros de pertes de recettes fiscales. Nous montrons que la délocalisation de profits réduit les revenus annuels des salariés de 2,6 %. Les travailleurs à bas revenus sont disproportionnellement touchés : les 10 % les moins bien rémunérés perdent 3,2 % de leurs salaires, contre 2,3 % pour les 10 % les mieux rémunérés. Modifier la formule de participation pour tenir compte de la rentabilité mondiale, plutôt que de la rentabilité au niveau des filiales, augmenterait les salaires de 4,1 % pour les salariés des filiales pratiquant la délocalisation de profits.

Ce rapport offre un cadre de référence unique pour définir et classer les recettes publiques assimilées à des impôts, tout en mettant à disposition des séries de statistiques fiscales détaillées et comparables pour les pays de l’OCDE depuis 1965, incluant une analyse approfondie de la composition des recettes de l’impôt sur le revenu des personnes physiques.

Les données sur les recettes des administrations publiques, et sur le produit de la fiscalité en particulier, constituent la base de la plupart des travaux de description des structures économiques et d’analyse économique, et sont de plus en plus utilisées pour comparaisons internationales. Cette publication annuelle présente un cadre conceptuel dont le but est de définir les recettes publiques devant être assimilées à des impôts et de classifier les différentes catégories d’impôts. Elle constitue également un ensemble unique de statistiques fiscales détaillées et comparables au niveau international, utilisant une présentation identique pour tous les pays de l’OCDE depuis 1965. La présente édition inclut une étude spéciale sur la décomposition des recettes fiscales de l’impôt sur le revenu des personnes physiques dans les pays de l’OCDE.

Ce rapport présente un vaste panorama international sur la manière dont plus de 100 administrations fiscales exploitent les technologies numériques pour moderniser leurs systèmes, guider de futures réformes nationales et renforcer la collaboration entre autorités fiscales à l’échelle mondiale.

Le rapport intitulé Initiatives en faveur de la dématérialisation et de transformation numérique des administrations fiscales résume les données issues de l’inventaire des initiatives de technologie fiscale (ITTI) pour les 54 membres du Forum de l’OCDE sur l’administration fiscale (FTA). Cet inventaire est le fruit d’une collaboration entre le FTA et neuf organismes fiscaux internationaux et régionaux. Il contient une mine d’informations provenant de plus de 100 juridictions sur l’utilisation des technologies par les administrations fiscales à l’échelle mondiale. Son objectif principal est d’aider les administrations fiscales à envisager d’éventuelles réformes nationales et à identifier les domaines dans lesquels une collaboration future entre les administrations fiscales pourrait être la plus utile.

Ce rapport fournit un panorama comparatif des recettes fiscales et non fiscales de 38 pays africains depuis 1990, en appliquant la méthodologie des Statistiques des recettes publiques de l’OCDE pour analyser la mobilisation des ressources intérieures et comparer les structures fiscales africaines à celles d’autres régions du monde.

Cette publication annuelle comprend des statistiques comparables des recettes fiscales et non fiscales entre 1990 et 2023 pour 38 pays africains : l’Afrique du Sud, le Botswana, le Burkina Faso, le Cabo Verde, le Cameroun, la République du Congo, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Eswatini, le Gabon, la Gambie, le Ghana, la Guinée, la Guinée équatoriale, le Kenya, le Lesotho, le Libéria, Madagascar, le Malawi, le Mali, le Maroc, Maurice, la Mauritanie, le Mozambique, la Namibie, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, le Rwanda, le Sénégal, les Seychelles, la Sierra Leone, la Somalie, le Tchad, le Togo, la Tunisie et la Zambie. Le rapport applique aux pays africains la méthodologie bien établie relative à la classification des recettes publiques exposée dans le Guide d’interprétation de l’OCDE, permettant ainsi de comparer les ratios impôts/PIB et les structures fiscales non seulement sur le continent mais aussi avec l’OCDE, l’Amérique latine et les Caraïbes, l’Asie et le Pacifique. Les données des pays africains présentées dans cette publication sont également incluses dans la base de données mondiale des Statistiques des recettes publiques de l’OCDE, qui constitue une référence fondamentale pour l’analyse de la mobilisation des ressources intérieures. Cette édition comprend une étude spéciale sur les similitudes et particularités des systèmes de classification des recettes publiques en Afrique. Cette publication est produite conjointement par le Centre de politique et d’administration fiscales et le Centre de développement de l’OCDE, la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF), avec le soutien financier des gouvernements de l’Espagne, de l’Irlande, du Japon, du Luxembourg, de la Norvège, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni.

Ce document dresse un portrait consolidé de la situation budgétaire australienne et montre que la détérioration de la dette résulte principalement d’une croissance des dépenses plus rapide que celle des revenus, repoussant le retour à l’équilibre budgétaire.

This report provides an aggregated outlook for the national fiscal position by consolidating forecasts from Australian state and territory budgets with the Commonwealth budget. The 2025-26 outlook has worsened compared to October 2024, despite improved revenue forecasts, due to stronger-than-expected growth in expenses across most jurisdictions. National net operating deficits are now projected to persist throughout the forward estimates, while national net debt is forecast to rise from 34.8% of GDP in 2025-26 to 37.9% in 2028-29. Although long-term fiscal sustainability remains plausible in most scenarios, the report highlights increased fiscal pressure from higher debt servicing costs and sustained expenditure growth.

Cet article analyse le Budget britannique 2025, notant un renforcement de la discipline budgétaire et des mesures de soutien au coût de la vie, mais avec des économies repoussées après 2028.

After months of speculation and expectations (mis)management, we at last know the contents of Rachel Reeves’ second Budget. The backdrop to this event was a deteriorating economic outlook and sticky inflation,  as well as stretched public finances, with political pressures from all sides. To make matters worse, there was a pressing need to “de-risk” the parlous state of the public finances at the same time as easing the squeeze on families struggling with the cost of living. And to do all of this without sabotaging growth or inspiring mutiny on her own back benches. So how did she do?

Ce texte démontre que, face à la flambée des prix du gaz, au manque de recettes publiques et à une politique climatique déficiente, le gouvernement Albanais préfère arbitrer entre les intérêts de Santos, Origin et Shell plutôt que de mettre en place une taxe de 25 % sur les exportations qui ferait baisser les prix domestiques, rapporterait 17 G$ par an et réduirait l’usage de gaz fossile.

The Albanese Government has acknowledged Australia’s gas export problem. However, rather than implement a tax that would reduce domestic prices, raise revenue and help the climate, the government looks to be weighing options that favour either Santos or its rivals Origin and Shell.

Ce rapport analyse l’évolution récente des inégalités de revenus, de richesse et de pouvoir à l’échelle mondiale et montre que les systèmes fiscaux actuels échouent à imposer efficacement les très hauts patrimoines, affaiblissant la capacité redistributive des États.

The World Inequality Report 2026 draws on the work of more than 200 researchers worldwide and on data from the World Inequality Database to document the scale and structure of global inequality. It shows that the richest 10% of the global population own close to three-quarters of total wealth, while the bottom 50% hold barely 2%. Effective tax rates rise for most of the population but fall sharply for multi-millionaires and billionaires, undermining tax justice and public revenues. The report also highlights strong links between inequality, climate change, gender disparities, and unequal access to human capital. It emphasizes that inequality is shaped by policy choices and institutions, and argues that progressive taxation, wealth taxes, and international cooperation could significantly reduce inequality and restore fiscal legitimacy.

Ce document analyse l’évolution des inégalités raciales en Afrique du Sud depuis la fin de l’apartheid et montre que l’augmentation de la progressivité fiscale et des transferts sociaux a réduit les inégalités après impôt, sans toutefois effacer des écarts raciaux parmi les plus élevés au monde.

We study post-Apartheid inequality dynamics in South Africa using a new microdatabase that combines survey, tax, national accounts, and budget data from 1993 to 2019. Until 2005, pretax inequality rose, racial disparities widened, and redistribution stagnated. Thereafter, pretax inequality declined toward its 1993 level, while major expansions in tax-and-transfer progressivity sharply reduced posttax inequality. Rapid growth of top Black incomes contributed to halving the White-to-Black pretax income ratio and shifted a significant share of the tax burden from White households to top Black earners. Despite reaching its lowest level in 2019, racial inequality remains extreme by international standards, even after redistribution.

Équipe de rédaction

Recherche et sélection des articles :

  • Carole Habib
  • Kristine Javier
  • Félix Musas

Coordination et édition :

  • Tommy Gagné-Dubé
  • Ariane Gaboury

Note: L’intelligence artificielle générative a été utilisée dans la préparation de ce bulletin de veille.