Bulletin de veille du 26 février 2019

Québec/Canada :

La transformation du fractionnement du revenu de pension en un crédit d’impôt non remboursable pourrait le rendre plus efficace et limiter les interactions avec d’autres mesures fiscales.
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Le fractionnement du revenu de pension a été introduit en 2007 par le gouvernement fédéral. Cette mesure, qui élargit l’unité d’imposition au couple dont un des membres a des revenus de pension, est un changement important dans la manière d’imposer les revenus de pension.

Plus de dix ans après sa mise en place, le présent cahier de recherche vise à faire le point sur cette mesure.

L’analyse explique la mesure en débutant par ses contours, en passant par ses nombreuses interactions avec d’autres mesures et en terminant par une illustration chiffrée à l’aide d’un cas type. Le fractionnement du revenu de pension est, comme plusieurs éléments de la fiscalité, relativement simple dans son principe, mais cette mesure se complexifie par ses interactions et par le fait qu’il s’agit d’un transfert fictif de revenus de pension, les revenus de pension n’étant pas transférés réellement, mais d’un transfert réel de la charge fiscale.

Une fois cela fait, un portrait statistique expose son utilisation au Canada et au Québec ainsi que son coût pour les gouvernements.

Dans la présente analyse, les auteurs ont voulu tâter le pouls des utilisateurs de la mesure. Son existence est-elle connue ? Est-elle bien comprise par ceux qui y ont droit ? Ses nombreux effets sont-ils bien expliqués ? Pour connaître les réponses à ces questions, diverses actions ont été entreprises à l’hiver et au printemps 2018 : sondages, discussions et enquêtes, tant auprès de contribuables que de professionnels en fiscalité. Les résultats indiquent notamment que la mesure est connue et que dans son ensemble elle est assez bien comprise.

Enfin, les auteurs présentent des suggestions de modifications ou améliorations du fractionnement du revenu de pension : ils proposent donc le maintien de la mesure tout en ciblant mieux son fonctionnement et sa générosité.

Avec les données des huit premiers mois de son exercice, le surplus budgétaire du gouvernement du Québec s’annonce plus important que prévu.
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Soutenu par une économie qui continue de bien performer, le gouvernement semble à nouveau se diriger vers un surplus plus important que prévu. Selon les simulations de l’IDQ, sans nouvelles in-terventions du gouvernement, le surplus après les versements au Fonds des générations (FDG) de l’année 2018-2019 devrait se situer entre 3,4 G$ et 4,6 G$ plutôt qu’atteindre la prévision de 1,65 G$ annoncée lors de la mise à jour économique de dé-cembre dernier. Bien qu’il s’agisse, en soi, d’une bonne nouvelle, cette situation suscite toutefois quelques questions : pourquoi les surplus budgé-taires sont-ils systématiquement plus élevés que prévus depuis 2015 ? Le gouvernement prêche-t-il par excès de prudence? Pour y voir plus clair, l’IDQ a développé un outil de projection du solde budgétaire.

Ainsi, pour l’année 2018-2019, le simulateur de l’IDQ prédit que si rien d’inattendu ne survient, le surplus après les versements au FDG devrait at-teindre 4,6 G$, en raison de revenus plus élevés que prévus et des retards dans les dépenses gou-vernementales. Si toutefois les dépenses de pro-grammes s’accéléraient en fin d’année comme ce fut le cas l’an dernier et comme le prévoyait ré-cemment le ministre des Finances, ce surplus s’établirait plutôt à 3,4 G$.

La transformation du fractionnement du revenu de pension en un crédit d’impôt non remboursable pourrait le rendre plus efficace et limiter les interactions avec d’autres mesures fiscales.
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Following the 2017 overhaul of the U.S. corporate and personal tax system, 2018 has seen much dis-cussion regarding Canada’s diminished tax ad-vantage and its attractiveness as an investment destination in comparison to the U.S. In the No-vember 21st 2018 Economic Update, the federal government’s response was finally unveiled. The central policy included a generous temporary ac-celerated capital cost allowance. This strategy largely follows a plan of action championed by the Canadian business community and emulates fea-tures of the U.S. corporate tax reform. However, as we point out below, tinkering with depreciation schedules distorts further the corporate tax sys-tem and fails to deal with other competitive issues that can only be addressed by changesto the stat-utory corporate income tax rates.

États-Unis :

Résoudre la crise du logement est un des défis les plus complexes auquel est confronté l’État de la Californie.
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In this report, we describe the Governor’s pro-posed $1.75 billion appropriation for various pro-grams aimed at improving the affordability of housing in the state. Specifically, the Governor proposes (1) providingplanning and production grants to local governments, (2) expanding the state Low-Income Housing Tax Credit program, (3) establishing a new state housing tax credit pro-gram targeting relatively higher-income house-holds, and (4) expanding a loan program formid-dle-income housing production.

Une analyse de différentes réformes fiscales proposés pour l’État de Wisconsin.

Wisconsin has struggled with its tax system for decades. The state has always been marked by high property tax burdens, but in its effort to “fix” them hasleaned on corporate and individual in-come taxes to a sizable degree as well.Over the last year, our team of economists and tax experts at the Tax Foundation joined with Wisconsin’s own Badger Institute to investigate what can be done about the state’s tax system.

Over the course of 12 months, our team met with over 100 stakeholders from all walks of Wisconsin life, including small business owners, local gov-ernment officials, trade associations, industry representatives, state legislators, accountants andtax attorneys, and everyday taxpayers. We also reviewed the history of the fiscal system, pre-vious tax reform studies, and historical revenue and economic trends.

The result is this book, which is meant to help Wisconsin achieve the goal of true tax reform—reform that benefits all taxpayers and sets the state on a competitive path in the region and in the nation. It’s meant to start the conversation about what Wisconsin does well, but also what it could do better—by recognizing strengths, diagnosing challenges, and prescribing real, workable solutions.

Des suggestions de réformes fiscales pour rendre l’Autriche plus compétitive.
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Making Austria a more attractive place to do busi-ness has been a core focus of the new government, which has been in charge since 2017. In contrast to previous governments–which offer up tax re-form ideas but managed to implement few—the current Austrian administration is in prime posi-tion to implement a comprehensive tax reform. Since economic growth is solid and above-average in comparison to other EU member states, now is an opportune time to follow through with these plans.

The income tax system has clear deficiencies. For one, the system is highly progressive with a top marginal tax rate of 55 percent, the third highest in the OECD. The total tax burden on labor, often also called the tax wedge, is the fifth highest. For single workers, the tax wedge is 47.4 percent com-pared to 35.9 percent in the OECD on average. This means that the average worker in Austria only takes home half of his income. A large portion of the tax burden is payroll taxes, which fund pen-sions and social insurance programs.

A reform of the Austrian tax system then has to focus on corporate and individual income taxes. On corporate taxes, eliminating taxes on retained earnings—as countries like Estonia havedone–a reduction of the corporate tax rate to 20 percent, improving the treatment of capital investment and net operating losses, and eliminating the min-imum tax, would lead to Austria becoming more competitive and more attractive for companies in-terestedin settling in the country.

 

Les allègements fiscaux pour les frais d’études post-secondaires sont inefficaces pour rendre ces frais abordables.
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The tax code contains several provisions which are intended to make higher education more afforda-ble. While traditionally the goal of affordability was pursued with loan programs and direct subsi-dies, the policy toolkit now contains at least a dozen tax-related provisions such as credits and deductions.

Some provisions are available after education ex-penditures are made, while others are designed to incentivize long-term savings for higher educa-tion. Despite being touted as benefits for lower-and middle-income taxpayers, a disproportionate share of the provisions’ benefits flow to higher-in-come earners. Many of the benefits overlap and create confusion for taxpayers, whileevidence is lacking as to whether these provisions work and whether they result in higher levels of education.

This leads to questions of whether the tax code is the most effective way for lawmakers to address the affordability of higher education, or whether traditional means offer a better way to pursue this goal.

This paper provides background information on the arguments for and against education-related tax provisions; an overview of the different provi-sions under current law, including how they func-tion, who they benefit, and what they cost; and a discussion of areas lawmakers should evaluate when looking to reform these provisions.

Les crédits d’impôt sont un outil puissant pour aider la classe moyenne et le nouveau Congrès a la possibilité d’apporter une aide réelle avec des objectifs clairs et des preuves solides.
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Recent tax credit proposals to help low-and mid-dle-income families, such as Senator Kamala Har-ris’ LIFT the Middle Class Act, are being hotly de-bated. We examine the ability of these proposals, the current earned income tax credit (EITC), and the child tax credit (CTC) to achieve three goals: reducing poverty, making work pay, and support-ing children. While these goals overlap, it would be a mistake to ignore the tradeoffs involvedwhen deciding which goal to prioritize. In this context, the EITC stands out: it reduces poverty, supports work, and supports children. Efforts to expand the EITC, specifically the GAIN Act proposed by Sen-ator Sherrod Brown and Representative Ro Khanna, thus also have strong appeal. A worker tax credit is also promising, specifically to support work. Recent expansions to the CTC are not likely to be socially beneficial, especially given their costs, but there is a strong case to reform the CTC to better target poor families.

Au cours des dix prochaines années, les États-Unis devront faire face à des déficits annuels de 1 000 milliards de dollars avec un ratio dette/PIB record.
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We provide estimates of the federal budget out-look based on new Congressional Budget Office (CBO) analysis. CBO projects a debt-to-GDP ratio of 93 percent by fiscal year 2029 under current law, up from 78 percent today. Under a “current policy” scenario similar to CBO’s alternative fiscal scenario –in which policymakers routinely extend temporary provisions, as they have in the past –we project a debt-to-GDP ratio above 106 percent by 2029, which would be the highest ratio in U.S. history. Notably, the projections include the only sustained period when the U.S. has had full-em-ployment deficits around and above 4 percent of GDP. After the first decade, fiscal pressures mount, with the debt-to-GDP ratio rising to 193 percent by 2049 under current policy. To ensure the debt-to-GDP ratio 30years from now does not exceed the current level would require a combina-tion of immediate and permanent spending cuts and/or tax increases totaling 3.9 percent of GDP under current policy. In 2019, this represents about a 21 percent cut in non-interest spending or a 24 percent increase in tax revenues. Over the longer term, the required adjustment would be even larger.

Les républicains veulent réduire les impôts des riches et les démocrates soutiennent la redistribution des revenus; ils s’unissent donc pour défavoriser les investissements bénéfiques à long terme.
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Federal tax and spending policies are worsening the problem of economic inequality. But the tax breaks that overwhelmingly benefit the wealthy are only part of the challenge. The increasing di-version of government spending toward income supports and away from opportunity-building pro-grams also is undermining social comity and, iron-ically, locking in wealth inequality. Until we fix both sides of this equation, don’t expect govern-ment policy to succeed in distributing wealth more equally. After all, simply leveling wealth from the top still will leave the large number of households holding zero wealth with zero percent of all societal wealth.

 

International :

Les résultats du programme sont généralement positifs, Fiscalis apportant une valeur ajoutée à l’UE dans sa lutte contre l’évasion fiscale, la fraude fiscale et la planification fiscale agressive.
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Le programme Fiscalis 2020 est le programme de coopération actuellement en cours de l’UE dans le domaine de la fiscalité. Il court du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2020 et fournit aux administrations fiscales nationales un cadre pour la coo-pération et l’échange d’informations et d’expertise. Il est régi par le Règlement (UE) no 1286/2013, et a pour objectif de contribuer à l’application cohérente du droit de l’UE dans le domaine fiscal, en garantissant l’échange d’informations, en soutenant la coopération administrative et en renforçant les capacités administratives des autorités fiscales.

Le programme vise notamment à soutenir la lutte contre la fraude fiscale, l’évasion fiscale et la pla-nification fiscale agressive, en accord avec les priorités de l’UE dans le domaine fiscal. 34 pays participent actuellement au programme (les 28 Etats membres et six pays candidats et candidats potentiels).

Bien que le programme s’adresse principalement aux administrations fiscales, les opérateurs économiques, qui participent également à plusieurs actions et bénéficient indirectement de certaines autres, en sont une cible secondaire importante.

Les nouvelles exigences des déclarations de revenus révisées et les formulaires supplémentaires alourdiront probablement le fardeau administratif des contribuables.
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Hong Kong’s Inland Revenue Department (IRD) announced on 23 January that Hong Kong taxpay-ers will be required to disclose related-party infor-mation in the revised profit tax returns and new supplementary forms issued. In 2018, the govern-ment of Hong Kong introduced various tax incen-tives to foster economic development, and took steps to align its taxsystem with the latest inter-national tax standards. To reflect these changes, the Inland Revenue Department (IRD) now has revised the profits tax returns for corporations (BIR51), for persons other than corporations (BIR52), and in respect of nonresident persons (BIR54). The new BIR forms will be used starting from year of assessment 2018/19. A set of supple-mentary forms (S1 to S10) also has been intro-duced as part of the BIR forms.

La majorité des pays ayant adhéré à l’instrument multilatéral du Plan d’actions sur le BEPS sont en processus de modifier leurs conventions fiscales conformément à celui-ci.
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L’examen par les pairs révèle que les membres du Cadre inclusif ont, dans leur grande majorité, commencé à traduire leur engagement vis-à-vis du chalandage fiscal en actions concrètes et s’em-ploient à modifier leur réseau de conventions. Au total, le 30 juin, 82 juridictions comptaient un cer-tain nombre de conventions déjà conformes au standard minimum ou qui faisaient l’objet d’un instrument de mise en conformité et qui seront donc bientôt conformes.

Le premier examen par les pairs illustre l’effica-cité avec laquelle l’IM met en œuvre les mesures relatives aux conventions fiscales pour prévenir le BEPS. Il constitue de loin l’outil préféré par les membres du Cadre inclusif pour mettre en appli-cation le standard minimum. La majorité des juri-dictions qui ont signé l’IM ont inclut la quasi-tota-lité de leurs conventions à leur liste de conven-tions notifiées aux fins de l’IM.

Équipe de rédaction

Recherche et sélection des articles :

  • Olivier Gauthier-Durette
  • Josianne Picard
  • François Servant-Millette
  • Gerry Vittoratos
  • Olivia Wu

Coordination et édition :

  • Tommy Gagné-Dubé
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